BILAN DE MONTRÉAL EN LUMIÈREDes résultats lumineuxMarie-Joëlle Parent Le Journal de Montréal 06-03-2007 | 10h38
Malgré le temps froid et une tempête de neige mémorable, la 4e Nuit blanche aura attiré les foules dans chacune de ses 86 activités. Plus de 175 000 personnes ont bravé le froid ; elles étaient 140 000 l'an dernier. Pour ce qui est de l'affluence totale lors des trois semaines du Festival Montréal en lumière (FML), on prévoit dépasser les 400 000 visiteurs de l'an dernier, a indiqué Michel Labrecque, p.-d.g. du festival, en marge de la conférence de presse d'hier. Rassemblés au Musée de la Pointe-à-Callière, les organisateurs se lançaient des fleurs, et avec raison. Après huit années d'existence, le FML, un des plus diversifiés et éclectiques d'Amérique du Nord, présente un bilan plus que positif. Le surplus de 50 000 $ servira même à éponger la dette de démarrage de 200 000 $. Fort de leur succès, les organisateurs ont affiché leurs couleurs pour la prochaine édition, qui fera honneur cette fois à Toronto pour le volet gastronomique. Dans deux ans, pour le 10e anniversaire, ce sera au tour de Paris d'être la ville-vedette, un clin d'oeil à la ville initiatrice de La Nuit blanche. On vient de loin Quelle est la fierté de Michel Labrecque cette année ? La présence de 31 journalistes étrangers, venant d'Afrique du Sud, d'Allemagne, d'Algérie du Mexique, du Brésil et du Royaume-Uni entre autres, qui ont offert une vitrine de rêve à Montréal ; même National Geographic était présent. «Les journalistes étrangers sont étonnés du contraste entre ce qu'ils ont vu et ce qu'ils avaient comme image de Montréal, c'est-à-dire des gens qui ne sortent pas l'hiver et sont confinés à l'intérieur», dit Michel Labrecque, ravi. Des journalistes de New York ont même comparé l'affluence de la rue Sainte-Catherine à Time Square au jour de l'An, a souligné tout sourires Alain Simard, fondateur de Montréal en lumière. De plus en plus, Montréal attire l'intérêt des grandes villes : des représentants de Miami étaient d'ailleurs sur place pour observer le déroulement de La Nuit blanche, question de s'en inspirer. Y a-t-il une seule ombre au tableau dans tout ce concert d'éloges ? «Il y a encore de l'amélioration à faire dans l'organisation du service de navettes gratuites», a admis Michel Labrecque. Rien pour lui faire décoller son sourire. On ne compte plus les bons coupsParmi les bons coups du Festival Montréal en lumière cette année : le concert d'ouverture en plein air dans le Vieux-Montréal, donné par Éric Lapointe. On a craint le pire à un moment, quand 200 personnes seulement étaient présentes quelques minutes avant le début du spectacle. Elles étaient finalement 5000 à la fin. La soirée Silence on danse!, un party en plein air dans le Vieux-Montréal où chaque danseur enfilait un casque d'écoute question de ne pas réveiller les résidants, sera aussi de retour l'an prochain, chaque soir cette fois. Le concept a attiré 2 000 personnes. Place des Arts Pour ce qui est du volet culturel du FML, plus de 12 400 visiteurs ont visité les différentes salles de la Place des Arts. «Rassembler en pleine nuit 2 379 visiteurs pour une expo d'art contemporain pointue» est un fait rare, a annoncé, enthousiaste, Michel Gagnon, directeur de la programmation de la PdA. «Le FML est une activité nécessaire, un moment privilégié de rencontre entre le public et les artistes» a-t-il ajouté, ce qui lui a valu les applaudissements de la salle. Yann Perreau Parmi les coups de coeur de ce 8e FML, le spectacle intimiste de Yann Perreau au Gesù semble avoir ravi le coeur des organisateurs et des critiques. La course de 5 kilomètres dans les souterrains de Montréal a quant à elle attiré 750 coureurs, 50 % de plus que l'an dernier. On en prévoit un millier l'an prochain. |