LE THÉÂTRE DE FORTUNE PRÉSENTEHistoire de Marie à l’Usine C21-09-2006 | 12h39
Jean-Marie Papapietro s’inspire ici de l’esthétique de la photographie selon Brassaï dont le souci d’objectivité va toujours de pair avec celui de dégager, dans la confusion du monde réel, et selon le voeu même de Baudelaire, «le transitoire, le fugitif, le contingent, l’éternel et l’immuable». Ce texte inspiré par les confidences de sa propre femme de ménage fait partie d’un recueil intitulé Paroles en l’air dans la préface duquel Brassaï explique qu’il a travaillé son écriture dans l’esprit de ses photographies, «l’oeil ayant cédé la place à l’oreille». Tout passe avant tout par la voix de l’interprète. C’est Sophie Clément qui incarne Marie Malarmé, domestique de son état à Paris, qui revit son passé, ses hantises, ses révoltes, toute cette lutte sans gloire qu’elle a dû mener quotidiennement pour survivre dans un monde qui n’épargne pas les sansgrade.
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