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FESTIVALS

Ainsi soient les commandites!

David Patry
Le Journal de Montréal
01-06-2006 | 10h28
Loto-Québec a dévoilé hier la liste des événements qui profiteront cet été de son aide financière

Les organisateurs des festivals de la province aimeraient que le mot «commandite» retrouve ses lettres de noblesse au plus vite. Les activités de ces rendez-vous d'été en dépendent grandement.

C'est l'essence de ce qui est ressorti hier dans les commentaires des organisateurs de festivals, rassemblés à Montréal pour une conférence de presse. Loto-Québec dévoilait la liste des événements qui profiteront de l'aide financière des Rendez-vous Loto-Québec cet été.

Depuis 2004, Loto-Québec consacre 1% de son bénéfice net à la commandite d'événements, un montant qui s'élève maintenant à 16,1 millions de dollars. On avait également mis sur pied de nouvelles mesures pour éviter que des décisions arbitraires avantagent certains événements, au détriment d'autres.

La démarche est nécessaire, étant donné que Loto-Québec a des comptes à rendre à tous les Québécois, contrairement aux sociétés privées.

À travers la province

Les festivals qui profiteront de la manne sont donc choisis par un comité d'une dizaine de personnes, selon qu'ils sont rassembleurs, qu'ils offrent des activités gratuites ou à peu de frais pour le public et qu'ils ne ciblent pas les jeunes de moins de 18 ans.

Loto-Québec tente également de distribuer l'argent dans les différentes régions de la province au prorata des revenus générés par les ventes de loterie dans ces endroits.

Des gagnants, des perdants

Avec plus de 3000 demandes par année, Loto-Québec ne peut satisfaire tout le monde. Cette année, les démarches des organisateurs du festival western de Saint-Tite ont porté fruits. L'événement recevra 50 000$ de la société, sur un budget total de 3,5M$.

Malgré que la réputation du festival dépasse nos frontières, son directeur général, Luc Arvisais, ne trouve pas facile la recherche de commanditaires. «On va cogner aux mêmes portes que le Festival de jazz ou le Festival d'été de Québec», souligne-t-il.

S'il n'est pas facile de tirer son épingle du jeu pour un festival qui en est à sa 39e année et qui attire plus de 450 000 visiteurs par an, la situation est d'autant plus problématique pour les petits festivals qui émergent. Surtout quand l'événement relève des communautés culturelles, comme c'est le cas des Fêtes créoles internationales, nées en 1999. En proportion, les fêtes créoles ont un budget de 300 000$ et attirent 35 000 personnes.

Les Fêtes créoles profitent tout de même de l'argent de Loto-Québec par le biais des Week-ends du monde, mais le président-fondateur, Pierre-Gérald Jean, aimerait obtenir une commandite à part entière. C'est pourquoi il était présent à la conférence d'hier. «On essaie de se faire des contacts tranquillement, de se faire connaître», dit-il. Selon lui, il est temps que les rassemblements du même genre que les Fêtes créoles soient considérés comme un enrichissement de l'offre culturelle, plutôt que comme de simples «partys ethniques».

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