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Camp de blues - De jeunes prodiges au FIJM
Photo Ève Lévesque / Agence QMI
Aristide Basque, le batteur Sam Harrisson, Jonathan Di Lalla, Francis Vincent Gagnon, Simon Dionne et Vincent Gagnon dans le combo d’Yves Adam, en période de pratique le mercredi 4 juillet

CAMP DE BLUES

De jeunes prodiges au FIJM

Ève Lévesque
05-07-2012 | 13h59

Pour la septième année, plus de 50 musiciens âgés de 13 à 17 ans, choisis parmi près de 300 jeunes, ont participé au Camp de blues. Ils présenteront six compositions originales et six pièces de répertoire au Festival international de jazz de Montréal (FIJM), ce vendredi.

«Le blues, c’est la musique du cœur, de l’expérience humaine, a expliqué Vincent Beaulne, directeur artistique du camp et professeur de chant. Et c’est une musique assez simple, qui permet de s’exprimer rapidement. Quand les jeunes sont arrivés ici, samedi, ils étaient gênés. Mais vendredi soir, ils joueront ensemble sur la plus grande scène du Festival.»

Les six combos comportent tous un chanteur, des cuivres et des cordes. «Pour la première fois, quelqu’un est venu passer une audition en violon. Alors dans un des bands, il y a un violon électrique», a ajouté M. Beaulne, en spécifiant que la formation des combos est désignée selon l’équilibre musical qui en résultera.

Les jeunes provenant de plusieurs régions du Québec ont côtoyé des professionnels du milieu du blues, du jazz et du blues rock, de 9h à 17h depuis samedi, en plus d’assister à certains spectacles du FIJM. «Écouter, discuter, jouer, pratiquer, composer: tout ça fait partie de la formation du camp», a dit M. Beaulne.

Une expérience de composition marquante

«J’ai un groupe de blues et j’avais déjà composé avant, mais ici, la complexité augmente d’un cran parce qu’on travaille avec des pianos et des saxophones, par exemple», a expliqué Shawn McPherson, 17 ans, harmoniciste depuis trois ans.

«Et on a appris ici qu’il faut porter une attention particulière aux paroles. Même en tant que musicien, quand tu les ressens, ça te permet de mieux comprendre l’histoire racontée et d’y ajouter ta touche», a-t-il poursuivi d’un ton passionné.

«Il y en a plusieurs qui n’ont jamais improvisé avant d’arriver ici, a raconté pour sa part Ariel Comtois, 15 ans, saxophoniste depuis presque deux ans. Mais on est ici pour apprendre et on s’entraide. L’expérience est vraiment “trippante” et on travaille avec des professionnels.»

«Le blues laisse place à beaucoup d’échanges, a ajouté le chanteur Tommy-Charles Bernier, 17 ans. On se retrouve ici tous ensemble comme dans un petit univers fraternel de musique et de création.»

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