FIJMZiggy Marley a hérité du talent de son pèreFabien Boileau 28-06-2012 | 23h32
Jeudi soir, Ziggy Marley, le fils du grand Bob Marley, ouvrait la 33e édition du Festival international de jazz de Montréal au Métropolis. Prestigieux honneur pour un artiste qu'est celui de se voir offrir l'opportunité de jouer au Festival international de jazz de Montréal, honneur qui, pour le coup, contenait deux biais. Lorsqu'il s'agit d'un événement d'une telle ampleur, le public est en «droit» de s'attendre à une prestation à la hauteur. C'est le premier biais. Le second survient lorsque l'on est le «fils de», en l'occurrence ici celui de Bob Marley, qui ne doit pas être tous les jours facile à porter lorsque l'on décide de faire de la musique. La prestation d'un artiste «fils de» et la qualité de son oeuvre ne devraient pas être appréciées en fonction de celles de ses parents, mais ne pas s'adonner au jeu des comparaisons dans le cas là n'est pas chose aisée.
C'est d'ailleurs parfaitement décontracté qu'il est arrivé sur scène – sous les cris et les acclamations d'un public bien plus excité que lui – pour entamer le concert avec Welcome to the world. Malgré une entrée en matière plutôt sobre et calme, Ziggy Marley et ses six musiciens sont vite montés en puissance dés la deuxième chanson Let Jah will be done et sa basse profonde, pour continuer sur « Brother and sisters. Outre le look, les «dreadlocks» et la position de Ziggy Marley face à son pied de micro, ses déhanchements sont très proches de ceux de son père, c'en est presque troublant. En ce qui concerne la voix, il suffisait de fermer les yeux et oublier l'époque pour écouter l'écho de celle de Bob. Ziggy Marley est typiquement le genre d'artiste qui prend une dimension toute particulière sur scène, bien plus séduisante qu'en studio. On n'attendait pas de lui qu'il fasse du Bob Marley, il n'en a pas fait, mais il l'aura sûrement rendu fier.
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