MONTRÉALUn événement érotiqueMaxime Demers 26-08-2011 | 11h55
MONTRÉAL - Non, il n’y aura pas de «relations sexuelles partout» au Bal Monde Osé - Imagine du 27 août à l’Olympia de Montréal, a démystifié d’entrée de jeu le producteur de la soirée, Frank Mondeose. «Les gens qui s’imaginent ça ne pourraient pas être plus loin de la vérité. Le bal, c’est plutôt comme un grand party d’Halloween au mois d’août, où les gens sont libres de s’habiller de façon sexy, sans être trop vulgaires… un peu comme l’ambiance de ce bureau», a-t-il résumé dans une entrevue accordée au Monde Osé Factory. Alors que des tableaux de femmes aguichantes sont suspendus aux murs, de grands rideaux de velours noirs caressent les fenêtres donnant sur le port de Montréal. «On veut offrir un événement multisensoriel», a-t-il ajouté. Tout autour de la piste de danse seront présentés des numéros de cirque sensuels et de burlesque, ainsi que des projections vidéo à saveur érotique. «À Montréal, les gens associent souvent érotisme et pornographie, alors que le mot fait plutôt référence à la sensualité, à la stimulation et à la séduction», a-t-il nuancé. Les artistes du Cirque Lust, la productrice et animatrice Anne-Marie Losique ainsi que le DJ Blake Jarell ont confirmé leur présence à l’événement. Réservé aux 21 ans et plus, ce 6e Bal Monde Osé a pour thème «Imagine», un clin d’œil à la légendaire chanson de John Lennon illustrant la philosophie de paix et d’amour des années 60 et 70. «Ce sera aussi très facile pour ma clientèle de se costumer selon le thème», a dit M. Mondeose. Sortie de couple«Aujourd’hui, lorsque les couples ont envie d’épicer leur quotidien, ils vont chacun de leur côté: l’homme va dans un club de danseuses, la femme va voir les danseurs nus. Notre soirée propose aux couples un environnement pour qu’ils puissent célébrer ensemble leur union.» C’est en discutant avec sa conjointe que Frank Mondeose a élaboré ce concept de soirée érotique. «Nous étions jeunes, séduisants et nous cherchions des sorties. Nous n’étions pas jaloux l’un de l’autre, mais nous n’étions pas non plus échangistes. On voulait simplement fréquenter un endroit qui possédait l’ambiance des boîtes de nuit, où nous pourrions interagir de façon osée.» Les participants sont toutefois informés du code d’éthique à suivre avant chaque soirée afin de s’assurer que certaines limites morales ne soient pas franchies. Mais selon M. Mondeose, certaines personnes sont toujours mal à l’aise avec le caractère érotique de l’événement. «C’est dommage que la société accepte qu’on utilise le sexe pour vendre de la bière ou du parfum, mais que les gens soient réticents à se connecter à leur propre sexualité», a-t-il mentionné. Le producteur a estimé à près de 1000 personnes le nombre de participants de l’événement de samedi, qui convie aussi les célibataires et les gens de toute orientation sexuelle. |