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Photo Agence QMI |
Normand Brathwaite et Élizabeth Blouin-Brathwaite |
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FESTIVAL INTERNATIONAL DU BLUES DE TREMBLANT
Une fête de famille…
Maxime Beauregard-Martin
07-07-2012 | 04h51
MONTRÉAL - En pleine répétition avec sa gang de musiciens, dans un studio de Verdun, Normand Brathwaite a abandonné son clavier quelques minutes pour vanter le 19e Festival international du blues de Tremblant, du 6 au 15 juillet.
Le mélomane qu’est Brathwaite montera sur les planches avec sa fille, Élizabeth Blouin-Brathwaite, pour servir un cocktail blues des plus colorés aux festivaliers, le soir du 11 juillet.
Quelles sont les nouveautés cette année au Festival international du blues de Tremblant?
Normand Brathwaite : le Festival s’ouvre un peu. On reste dans le Blues, mais il y aura aussi quelques chansons funk. Et il va y avoir de la musique partout, tout le temps! Des ateliers durant le jour, et de la musique après les spectacles, dans les bars. La ville va devenir blues. Et cette année, le gros événement sera « Tower Power », qui est l’un des meilleurs orchestres de cuivres au monde. C’est un gros coup que le Festival a fait.
Qu’est-ce qui le démarque des autres festivals de musique?
N.B. : C’est à l’extérieur de Montréal. Il y a beaucoup de gens qui restent toute la semaine et qui profitent du coin, des Laurentides. C’est un événement très familial, et musicalement, bien qu’il y ait des influences jazz dans la musique, notre tendance est vraiment plus blues.
Quel sentiment éprouvez-vous de retrouver votre fille Élizabeth sur scène pour votre spectacle du 11 juillet?
N.B. : C’est super! Mais ce n’est pas mon choix, vraiment. Ça fait des années que je travaille avec Élizabeth sur toutes sortes d’affaires. Ça a commencé à Juste pour rires, ça s’est poursuivi au Match des étoiles . C’est souvent le chef d’orchestre qui la choisit. Avant j’avais des réticences. Je me disais que les gens allaient penser qu’elle est là à cause de moi. Mais c’est clair aujourd’hui qu’elle a fait ses preuves. Elle est le premier choix de plein de monde. Si tu ouvres la télé, sur un spectacle, elle est là. Alors pourquoi me priverais-je de ma fille? Et le chef d’orchestre, c’est son chum, David Guertin-Chauvette, qui est un des bons chefs d’orchestre avec qui je travaille.
Élizabeth, qu’est-ce que vous aimez de partager régulièrement la scène avec vos parents?
Élizabeth Blouin-Brathwaite : Je n’ai pas besoin de la sécurité de mes parents, mais ça me permet de passer beaucoup de temps avec eux. D’avoir une synergie musicale. Mon père joue beaucoup d’instruments, alors c’est cool. Quand je chante, il fait des solos. Avec ma mère, c’est surtout une synergie vocale. C’est deux choses différentes, mais je me sens choyée de pouvoir le faire. Ce n’est pas tout le monde qui a cette chance-là. Et on est une super belle gang. C’est capoté. Pour le moment, le stress, j’en ai zéro. Je fais juste apprécier le moment. Et je pense que c’est ça la musique, en général. Surtout quand on s’entoure des bonnes personnes. On peut s’envoler.
À quel genre de spectacle peut-on s’attendre?
N.B. : Ça va brasser! Vous allez entendre chanter, mais chanter comme rarement. Stéphanie Bédard, Élizabeth, Valérie Cormier, et Adam Karch que vous allez entendre chanter. On va un peu partout.
É. B.B. : On nous a demandé que le spectacle soit très varié, alors on va chanter des chansons plus rock des années 70, jusqu’à du Tina Turner, plus smooth. On va aussi mettre de l’avant la relève du blues. Adam Karch va entre autres jouer une chanson qui s’appelle Yesterday’s Grave. Cette chanson-là, ça groove. On a un bel éventail de chansons.
Qu’est-ce que vous aimez de la musique blues?
N.B. : C’est le genre de musique, qui, une fois que la première mesure est passée, tu sais exactement où il faut que tu ailles comme musicien. Le blues, c’est une musique qui doit couler. C’est une musique de dynamiques. Souvent c’est juste trois ou quatre accords, mais il faut que tu joues la toune et qu’elle monte, qu’elle descende. C’est très intéressant.
É.B.B. : C’est une musique qui vient nous chercher dans les tripes.
Est-ce que le spectacle vous rend nerveux?
N.B. : Habituellement, avant de rentrer sur scène, je vomis. Mais je ne le ferai pas pour ce spectacle-là, parce que je ne chante pas! Moi, je suis en vacances. Je fais l’affaire que j’aime le plus faire, c’est-à-dire jouer d’un instrument. Je vais animer, et pour le reste, amusez-vous les amis. Et ça a l’air niaiseux à dire, mais le spectacle est bon tout le long. Mon but, c’est que personne ne s’ennuie dix secondes. Et on ne sait jamais qui va monter sur la scène. Il y a toujours des surprises dans le blues…