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© Le Journal de Montréal/Thierry Avril |
Stéphane Rousseau |
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STÉPHANE ROUSSEAU
Entre le rire et les pleurs
Michelle Coudé-Lord
30-05-2009 | 04h00
Nouveau papa depuis cinq mois d’un garçon
nommé Axel, né prématurément mais
aujourd’hui en pleine santé, Stéphane
Rousseau sait fort bien qu’il écrit, à
42 ans, un nouveau chapitre de sa vie
d’homme.
Quant à l’artiste, il continue sa
route remplie de succès, de travail, de projets
et de doutes. Un bébé, une famille, un
nouveau show en pleine gestation, un
possible retour prochain au cinéma, un
déménagement et la présidence de la
cinquième édition des Parlementeries. Ouf!
Il nous a donné rendez-vous à la Taverne
Magnan, un geste symbolique sans doute du
nouveau président du Parlement qui veut rester
près du vrai monde.
Il est vêtu «propre, propre» comme il le dit si
bien, arrivant tout juste de la conférence de
presse annonçant sa participation aux Parlementeries
édition 2009.
Complet, cravate, chemise blanche...
Même son attachée de presse est à ses
côtés. Il nous manque juste son programme
de parti ma foi.
Une seule fausse note, sa couleur de cheveux,
un faux blond qui détonne avec son nouvel
emploi de politicien.
«Un test de cheveux pour un rôle au cinéma
qui je l’espère se concrétisera. Rien n’est signé
donc je ne peux en parler.»
Il n’a pas tourné depuis Modern Love et Astérix
aux Jeux Olympiques.
HUARD-MATTE
Superstitieux, il préfère éviter le sujet et
revenir à ce nouveau job de président du
Parlement avec ses complices de l’humour,
Martin Matte, Patrick Huard et Laurent
Paquin, tous des chefs de parti. Il retrouve
avec joie Laurent Paquin, son complice de
la comédie musicale
Chicago.
«On ne peut pas dire non à Lucie Rozon,
elle sait nous convaincre, avoue d’entrée de
jeu Stéphane Rousseau. Et travailler avec Martin Matte et
Patrick Huard, c’est excitant.
Ces deux-là sont tellement
big que ça m’intimide.»
«Je ne
sais pas si je vais oser le dire car
l’impact sur lui va tellement être
énorme, mais je trouve que Martin
Matte est un phénomène. Et la
carrière de Huard est un modèle
pour moi. J’adorerais travailler
avec lui au cinéma. Donc, oui,
j’ai peur de ne pas être à la hauteur», confie le plus sérieusement
du monde le talentueux
Stéphane Rousseau.
LUI DEVANT DEPARDIEU
Une déclaration qui peut surprendre,
mais plus il décrit la personne qu’il est, plus on
saisit ce qu’il veut dire vraiment.
«Je suis timide. Je préfère montrer mes
doutes, mes peurs qu’afficher une assurance
déconcertante qui n’est pas vraie. Par contre
une fois que je suis convaincu, habituellement
ça marche.»
«Quand j’ai dit sur le plateau d’Astérix à
Gérard Dépardieu que j’avais pratiquement
peur de faire des faux pas, tellement qu’il
était grand à mes yeux, je crois qu’à ce
moment-là, j’ai gagné son respect.
J’allais tout de même pas jouer à la
star devant Depardieu. C’est ce
que je veux dire quand je dis
qu’à afficher une trop grande
assurance parfois tu
ne sors pas toujours
gagnant.»
La vie selon Rousseau
Stéphane Rousseau a toujours
abordé la vie avec ses
hauts et ses bas, de façon réaliste.
«La vie est une maudite belle
promenade dans des montagnes
russes. Tantôt c’est le
mal, tantôt c’est le bien. Je ne
suis pas bi-polaire. Je suis un
homme foncièrement heureux,
je crois, mais je demeure toujours
réaliste devant tout. Mon
père était un homme très terre-
à-terre. L’humour m’aide.»
«Au fond, la fameuse phrase
"le clown est triste" n’a pas
été inventée pour le fun. C’est
sérieux l’humour. Ça exige tellement
de travail pour faire
rire et émouvoir les gens pendant
une heure et demie sur
scène. C’est un boulot très exigeant
au fond.»
En pleine écriture de son prochain
show, Stéphane Rousseau
souffre donc avec joie.
«Faut travailler très fort pour
être génial sur scène.»
L’amour inconditionnel qu’il
découvre avec son enfant, son
nouveau foyer familial avec sa
copine depuis cinq ans, Maud
St-Germain; même ses beaux-parents
sont très présents
dans sa vie et il adore cela.
«J’ai perdu ma mère, j’avais
12 ans, sans doute que c’est
pour cette raison que j’aime
quand ça bouge le matin et que
ça sent la vie de famille», dit-il,
touchant.
Enfin, comme Stéphane
Rousseau croit que toutes les
étapes d’une vie influencent
l’écriture d’un artiste, il faut
s’attendre à un show qui fera
rire et pleurer.
Comme la vie.
Et que pense papa Stéphane
de vieillir?
«C’est très dur, mais soulageant
à la fois, car à la toute fin
de sa vie on peut dire "je vais
enfin me reposer"», conclut-il
entre le rire et l’émotion.
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On le retrouvera à Juste pour
rire cet été avec son complice
Frank Dubosc et aux Parlementeries
du 10 au 15 novembre
prochain.