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James Moore promet de réinvestir dans l’aide aux tournées pour les
artistes québécois. |
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NOUVEAU MINISTRE DU PATRIMOINE CANADIEN À MONTRÉAL
Opération charme de James Moore auprès des artistes
Caroline Roy
Le Journal de Montréal
09-01-2009 | 10h11
En visite pour deux jours à Montréal, le nouveau ministre du Patrimoine canadien James Moore promet d'être à l'écoute des artistes québécois qui veulent plus d'argent pour faire des tournées.
La grogne couve chez les artistes depuis cet automne alors que le gouvernement conservateur a sabré 45 millions de dollars dans des programmes culturels.
Ce qui a fait le plus mal: les coupes dans les subventions aux tournées à l'étranger au sein des programmes Routes commerciales et Prom'Art.
Aujourd'hui, le ministre Moore dit avoir entendu le message, sans toutefois préciser combien de sommes seront disponibles pour les artistes qui désirent se produire à l'extérieur du Canada.
«Nous continuerons à investir pour promouvoir nos artistes sur la scène internationale, mais ça va être fait avec des programmes plus efficaces», dit James Moore en entrevue au Journal de Montréal.
Au cours d'une opération de charme, le ministre a rencontré hier plusieurs leaders culturels, dont Simon Brault de Culture Montréal, la danseuse Anik Bissonnette, la productrice Denise Robert et Gilbert Rozon, fondateur de Juste pour rire.
«Nous sommes dans une période d'incertitude économique et je suis venu leur dire qu'ils ont un ministre qui va prendre soin de leurs besoins», affirme-t-il.
«On a senti qu'il écoutait de façon active, dit Simon Brault, président de Culture Montréal. Il voyait jusqu'à quel point c'est vital pour les artistes d'ici d'avoir accès à l'international.»
Mais certains organismes n'étaient pas invités à rencontrer le ministre, dont l'Institut national de l'image et du son. Une école de télé et de cinéma qui perd près de 25% de son budget d'opération à cause des coupes des conservateurs.
Gaspillage
Tout au long de l'entrevue, James Moore martèle qu'il n'y a jamais eu de coupes de 45 millions de dollars, mais plutôt un réinvestissement de ces sommes.
Ces programmes n'étaient que du pur gaspillage, selon lui.
«Le site web Culture.ca a coûté des millions de dollars et personne n'allait le visiter. C'était un gaspillage complet de l'argent des contribuables. On parle de trois millions de dollars par année», répète-t-il.
Le pire, d'après lui: Routes commerciales. "C'était un programme de 7 millions de dollars, qui coûtait 5 millions à faire fonctionner. Il ne livrait que deux millions de bénéfices.
«C'est un niveau de gaspillage que l'on ne voit presque jamais dans notre gouvernement», souligne-t-il.
Coupes à la SRC?
Quant au Fonds canadien de télévision, le ministre se veut rassurant. Il indique que les producteurs télé et les diffuseurs n'ont pas à s'inquiéter. «Ils n'ont pas raison d'avoir des préoccupations. On va avoir une annonce bientôt», dit-il.
Et en ce qui concerne la CBC/Radio-Canada, M. Moore nie les rumeurs persistantes que son gouvernement couperait 200 millions de dollars dans le budget de la société d'État.
«C'est une invention d'un journal de Vancouver. Ce n'est pas fondé», répond-il. Pour l'instant, la CBC/SRC reçoit environ un milliard de dollars par année de l'État.
Ce matin, James Moore rencontrera, entre autres, le président de l'Union des artistes, Raymond Legault.