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René Simard - La barre est haute
PHOTO LE JOURNAL – YVAN TREMBLAY

RENÉ SIMARD

La barre est haute

Marie-Joëlle Parent
15-11-2008 | 04h00

Après un arrêt d’un an, le spectacle Night Fever revient enflammer le plancher de danse, à l’Étoile DIX30 cette fois.

À 47 ans «et demi!», René Simard fait le point sur son métier de metteur en scène et en dévoile un peu plus sur son travail avec le Cirque du Soleil.

Comment se passe le retour en répétition?

À ma grande surprise, ça s’est fait comme un automatisme, je n’ai qu’à m’assurer que tout soit très tight. Il faut dire qu’on l’a quand même présenté 150 fois.

Il y a apparemment de l’intérêt manifesté par d’autres pays pour le spectacle?

Oui, il y a beaucoup de gens intéressés à Night Fever, d’Atlantic City à Las Vegas, mais rien n’est encore décidé.

Ce que je voudrais, c’est continuer à la présenter longtemps, pas arrêter un an comme ça vient d’arriver. Mais avec la situation économique, les producteurs sont plus frileux.

Comment gérez-vous avec la pression de créer la toute première revue musicale du Cirque du Soleil en même temps?

C’est le plus gros mandat de ma vie. Je me réveille la nuit pour penser à la logistique!

Ça me fait frémir parce que la barre est haute. Le show est déjà monté. Une équipe de 200 personnes travaille là-dessus. J’ai commencé en janvier 2007.

Après Dalida, Motown, Elvis Story et Night Fever, c’était mon rêve de faire un show original. Je suis servi parce que c’est une revue musicale avec de nouvelles chansons créées par Michel Cusson. Il y aura beaucoup de danse.

J’apprends énormément. Le Cirque m’a fait voyager un peu partout, à Berlin, puis en France. J’ai visité les coulisses de Kà et de Love à Las Vegas. Je suis allé sur le chantier de construction à Macao avec mon casque!

L’arrêt des travaux a été un choc pour tout le monde, mais Guy Laliberté n’est pas inquiet. New York, Paris, Londres… il y a d’autres villes dans le monde qui sont intéressées.

Comment se passe la collaboration avec Guy Laliberté?

Il est là pour protéger l’image du Cirque. Il s’occupe de tous ses shows. On lui fait une présentation tous les trois mois et il agit vraiment comme un guide. Il est très pertinent dans son approche.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en entrant au cirque?

Sky is the limit! Les outils qu’on a pour travailler sont impressionnants. On a fait venir un maître feng shui de Chine juste pour mieux comprendre cet art.

Je me souviens aussi d’avoir dit à Daniel Lamarre que j’avais découvert un costumier slovène incroyable. «Il arrive à Montréal dans trois jours», m’a-t-il répondu plus tard!

À quand un retour sur scène?

Je vais revenir un jour. Sans doute à mes 50 ans, sur scène avec un Big Band. Je ferais des chansons à la Michael Buble. Si j’enregistre un album live, ça sera mon 50e album, ça tombe bien!

Avez-vous changé en quatre ans de mise en scène?

Au début, je m’éparpillais trop, je voulais trop en faire. J’ai appris à déléguer. Je suis quelqu’un qui questionne beaucoup sa gang. J’aime travailler dans le plaisir. Les gens pensent que je ne suis pas sérieux, que je ris tout le temps, mais c’est plutôt le contraire; il faut que ça roule, qu’il y ait une rigueur, de la discipline. Je ne crie pas, mais je suis ferme!

  • Night Fever à l’Étoile DIX30 tout le mois de novembre, les 26, 27, 28, 29, 30, 31 décembre et les 2, 3, 4 janvier.

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