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© Photo Festival Juste Pour Rire |
L’humoriste Edouard Baer sera en spectacle à la Maison Théâtre du 15 au 17 juillet prochain. |
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FESTIVAL JUSTE POUR RIRE
Rencontre avec Edouard Baer
Vanessa Guimond
10-07-2008 | 18h53
L’acteur, producteur, scénariste et humoriste français Edouard Baer vient tout juste de débarquer à Montréal afin de préparer le spectacle qu’il présentera du 15 au 17 juillet à la Maison Théâtre.
Connu au Québec pour son rôle de l’architecte-philosophe Otis dans le film Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre, l’humoriste tentera de séduire le public québécois avec ses soirées de type cabaret où plusieurs artistes seront invités à faire la démonstration de leurs talents sur scène.
Avant de s’attaquer à la première journée d’audition qui l’amènera à dénicher les perles rares qui prendront part à son cabaret humoristique, Edouard Baer a pris quelques minutes afin de discuter de sa venue à Montréal et du concept plus ou moins éclaté de son spectacle.
Question: C’est votre première visite à Montréal?
Edouard Baer: Oui, c’est la première fois que je viens à Montréal. Je viens tout juste d’arriver, mais je suis bien enthousiaste à l’idée de pouvoir découvrir un peu la ville. J’ai envie d’aller marcher et de me balader un peu partout. Ça m’embête même un peu de devoir faire des spectacles, parce que ça m’empêche de pouvoir visiter la ville comme bon me semble.
Q: Le spectacle que vous allez présenter à Montréal a changé de forme à la dernière minute. Pourquoi?
E. B.: En fait, j’ai fait des spectacles à Paris qui étaient plus de type cabaret et music-hall. Je ne sais pas trop comment les qualifier. Je choisis des gens qui viennent de plusieurs milieux comme des acteurs ou des artistes du cirque et je monte avec eux des spectacles qui racontent une histoire. Le premier, c’était l’histoire d’un artiste du show-business qui devenait mégalomane et qui pétait les plombs jusqu’à sa mort. À la fin, il était sauvé parce que la mort de la mort arrivait. La mort était donc tuée par la mort de la mort.
C’était très conceptuel (rires). Ça s’appelait La folle et véritable vie de Luigi Prizzoti. Ensuite, il y a eu Looking for Mr Castang qui racontait l’histoire d’un personnage qui part à la recherche d’un producteur d’Hollywood qui veut faire de lui une star. Le problème en venant ici avec ces spectacles, c’est que nous étions trop nombreux sur scène.
Ça m’amuse lorsqu’il y a 15, voir même 20 personnes sur scène en même temps. C’était donc compliqué à produire. Alors, nous nous sommes dit que comme personne ne nous connaît ici, nous allions faire comme je faisais avant à Paris avec Le grand Mezze. Nous allons faire des auditions. Les gens peuvent nous présenter trois minutes de ce qu’ils veulent. Ils peuvent jongler, chanter, lire des poèmes ou même se casser des œufs sur la tête. Ensuite, nous allons monter un spectacle avec ça. Nous commençons les auditions cet après-midi. On m’a déjà parlé d’un ventriloque qui fait parler un cheval et d’une dame qui avait créé un personnage d’hippopotame qui fait une dépression.
Ça promet.
Q: Allez-vous être accompagné aussi d’artistes que vous connaissez déjà?
E. B.: J’ai amené deux personnes de Paris avec moi. Il y aura un comédien et un conteur africain qui seront avec moi sur scène. Ils sont formidables. Il y a aussi deux comédiens qui viennent du milieu du cirque qui ont déjà travaillé avec moi sur mon premier spectacle avec Juste pour rire qui seront du cabaret. Nous avons donc déjà trois petits sketchs.
Q: Il y aura donc une certaine mise en scène… Le spectacle ne sera pas entièrement improvisé.
E. B.: Non, nous avons des thèmes. Je ne veux pas faire n’importe quoi. Mon truc à moi, c’est d’improviser sur des thèmes précis. C’est pourquoi je n’ai pas vraiment de craintes par rapport au spectacle, même si nous ne savons pas encore exactement de quoi il sera constitué. Le pari, c’est de rencontrer de nouvelles personnes. Je n’aime pas les choses qui ont l’air formatées. En humour de nos jours, j’ai l’impression que ce sont toujours les mêmes thèmes qui reviennent : le patron, la femme, le rapport à la consommation…
Q: Est-ce que nous vous verrons un jour faire du stand up?
E. B.: Non, ce n’est pas mon truc. Je ne veux pas monter sur scène et sentir que j’oblige les gens à rire. Je préfère raconter des histoires et mélanger des choses. Faire rire, je ne saurais pas le faire, ça ne me plairait pas. Par contre, je compte revenir en février prochain avec un texte de Patrick Modiano dans un spectacle qui s’appelle Un pedigree. Vous allez donc me revoir cet hiver!