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André Sauvé - «J’avais déjà des petites affaires dans la tête»
© Le Journal de Montréal
André Sauvé

ANDRÉ SAUVÉ

«J’avais déjà des petites affaires dans la tête»

Marie-France-Lou Lemay
Le Journal de Montréal
24-05-2008 | 04h00
Découverte de l’année au gala Les Olivier et révélation de l’année du Festival Juste pour rire en 2006, André Sauvé pourrait, à 42 ans, présenter le spectacle de l’année cet automne. En attendant son retour sur les planches, entrevue avec un être fasciné par l’être humain, le théâtre et l’absurde.

Tu as remporté un Olivier il y a deux semaines. Est-ce que ça a changé ta vie ?

Oui et non. C’est sûr que ça met sur la sellette et que ça te donne une bonne tape dans le dos. Mais sur le plan du travail, des répétitions et de la création, tout ça reste à faire. Ça ne fait pas la job, mais ça aide à la faire!

Vos remerciements ont fait crouler la salle de rire. Les aviezvous préparés ?

C’est sûr que j’avais déjà des petites affaires dans la tête. Je me prépare toujours un peu, je suis trop peu sûr de moi pour être ad lib. Donc j’avais ça en tête.

Sur Facebook, il y a un groupe J’aime André Sauvé. Êtes-vous surpris ?

J’ai connu Facebook parce qu’on m’a dit que j’étais dessus! Ça me fait drôle d’être un sujet de conversation, mais je suis content de voir que le fait d’explorer d’autres zones d’humour intéresse les gens.

Votre personnage d’être absurde, est-ce que c’est vous ?

C’est moi! C’est sûr que c’est moi! Je pars de moi et je mets la loupe sur des traits de personnalité. Tout ça part de moi. J’observe beaucoup mon entourage et j’ai beaucoup besoin de solitude.

Comment réagissez-vous à la popularité que vous avez acquise grâce à l’émission 3 600 secondes d’extase ?

Je suis toujours étonné de l’impact qu’ont les choses que je fais. Je savais que le timing était bon quand on m’a proposé l’émission. La plate-forme était bonne aussi, j’avais carte blanche. Je m’attendais à ce que ça ait un impact, mais pas tant que ça.

Aimez-vous travailler devant la caméra plutôt que sur scène ?

J’ai adoré ça, c’est quelque chose que j’aimerais refaire. J’aime la caméra parce qu’il y a des choses qu’on ne peut faire avec un autre médium. On peut jouer plus petit, les mimiques du visage prennent tout leur sens. J’aime ces petites subtilités-là, qui sont plus difficiles à transposer sur scène.

Vous avez commencé à faire de l’humour il y a quatre ans, pourquoi avez-vous décidé de plonger dans ce milieu ?

Je n’ai pas eu le choix! J’ai été découvert sur une gageure (au festival de Dégelis). Au début j’étais surpris, mais aussi déçu parce que je voulais aller en théâtre. Je voulais écrire du drame!

Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Les maladresses et les émissions comme The Office. Je deviens addict à des choses comme ça, ça me fait rire. J’aime les zones d’humour qui vont m’amener ailleurs, comme Marc Labrèche et Bruno Blanchet.

Quelle est la question qu’on ne vous a jamais posée ?

J’aimerais parler de la conception de la vie, je préfère parler de ça que de l’actualité. J’aime parler du fonctionnement de l’être humain. Ça m’a toujours fasciné. J’ai beaucoup lu là-dessus.

À quoi ressemblera votre premier spectacle ?

Je reprends le personnage que je travaille, ce personnage-là a des personnalités multiples. Je vais explorer ses zones de folie.

André Sauvé est en rodage cet été. Son premier spectacle sera à la Salle Albert-Rousseau les 15 et 16 octobre prochain à 20 h.

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