EXCLUSIFCinq questions à...Jean-Thomas JobinPropos recueillis par Véronique Beaudet 09-08-2007 | 11h03
Tu as accepté pour une deuxième année d'être le porte-parole du Festival du gaspillage de l'eau potable. Te considères-tu comme un environnementaliste? Non, et une des raisons pour lesquelles j'ai accepté d'être le porte-parole de ce festival, c'est que je me suis rendu compte en lisant la documentation, que je n'étais pas assez sensibilisé. Je ne me rendais pas compte que chaque geste peu compter. Dans mon quotidien, il y a de petits gestes que je ne posais pas et j'ai réalisé que ces gestes pouvaient justement être importants. Par exemple, j'ai colmaté les brèches de mes robinets qui fuyaient, j'ai mis des briques dans le réservoir de ma cuvette pour sauver de l'eau en tirant la chasse, je me mets toujours de l'eau au frigo pour éviter de la laisser couler inutilement pour la rafraîchir, je ferme le robinet en me brossant les dents...Une façon de faire ma part c'était d'accepter d'être porte-parole et de répandre ces conseils-là d'une façon un peu humoristique pour que les gens les retiennent. Sur ton site Internet et sur You Tube, tu as de petites capsules vidéos humoristiques. Utilises-tu justement ce médium pour tester du nouveau matériel? Lisez les cinq premières questions posées à Jean-Thomas Jobin en vous procurant le 24 heures, édition du jeudi 9 août.
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Tu as participé à plusieurs émissions de télévision depuis ta sortie de l'École. Est-ce que la télé est un médium qui te plaît? Oui, je pense qu'avec mon style d'humour, la télévision est un bon médium parce que je joue beaucoup sur le non-verbal et les silences. J'ai toujours aimé la télé et jusqu'à maintenant, j'ai surtout fait des numéros qui étaient sous forme de chroniques humoristiques. J'ai maintenant envie d'explorer d'autres choses comme une émission sous forme de dramatique qui permet d'exploiter d'autres styles de gags. Tu repars en tournée au mois d'octobre avec ton one man show. C'est d'ailleurs la troisième et la dernière année que tu le présentes. Est-ce que tu le fais toujours avec le même plaisir qu'au début? Oui, parce que je ne l'ai pas fait tant que ça. Je l'ai présenté environ 110 fois, ce qui n'est pas énorme pour un spectacle d'humour. Je ne suis pas encore tanné parce que parfois je change des petits trucs, je trouve des nouveaux gags. Faire des changements me gardent sur le qui-vive et ça me stimule. C'est sûr que certains soirs, je me trouve redondant et j'ai le goût de me donner des « claques dans la face », mais en général, j'ai encore du fun à le faire. En plus, l'énergie de chaque public est différente chaque soir. Alors, je dirais que j'ai hâte de recommencer ma tournée! Tu participes au Cabaret littéraire Les auteurs du dimanche. Qu'est-ce que c'est au juste? En fait, on pige un thème dans un chapeau et on a une semaine pour écrire un texte par rapport au thème pigé. J'ai participé longtemps à ces soirées, mais ces dernières années, je n'ai pu y participer autant que je le voulais, faute de temps. Il y a une grosse partie de mon show qui a été faite là-bas d'ailleurs. Ce sont des soirées vraiment le fun parce que ça permet d'écrire sur des thèmes que je n'aurais probablement jamais abordés. Lors de ces soirées, ce n'est pas seulement des numéros humoristiques, il peut y avoir des numéros introspectifs, poétiques, éditoriaux, etc.
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