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Stéphane Rousseau - Un gars recevant
© Olivier Jean - Journal de Montréal
Stéphane Rousseau

STÉPHANE ROUSSEAU

Un gars recevant

Pascale Lévesque
28-07-2007 | 04h00
Sur scène, son public le trouve drôle et charmant. Dans le milieu artistique, ses pairs le qualifient de talentueux et d’adorable. Et les journalistes? Toujours impressionnés de sa simplicité, sa générosité et de sa disponibilité. Stéphane Rousseau allait encore nous épater cette semaine en nous proposant un rendez-vous chez lui, dans le nord de Montréal, pour nous jaser d’Yvon Deschamps et de sa vie.

Ce n’est pas banal qu’un artiste de la trempe de Stéphane Rousseau propose de nous recevoir chez lui pour une entrevue. Déjà vedette consacrée au Québec puis en France, Rousseau voit sa carrière s’apprêter à être propulsée à des sommets inégalés cet automne avec la sortie du troisième film de la série Astérix, dans lequel il tient un rôle principal.

Mais voilà, après avoir rapidement planifié le rendez-vous la veille avec son attachée de presse, Stéphane nous envoie par courriel un plan très détaillé de la route à suivre pour se rendre chez lui, à la campagne. En fin d’après-midi mardi, c’est lui qui vient à notre rencontre lorsqu’il entend la voiture arriver dans son entrée. Son amoureuse, Maude, le suit.

Son premier réflexe après nous avoir souhaité la bienvenue sera de s’inquiéter de la circulation qui aurait pu nous affecter sur la route, laissant entendre qu’il s’en veut presque de nous avoir imposé le trajet. Tu veux rire?

Preuve que le petit gars de Saint-Henri est toujours là, en profondeur comme en surface, chez Stéphane. «J’aime ça, recevoir, je suis un gars recevant!» lance-t-il spontanément assis à sa terrasse surplombant le lac.

L’idée derrière est aussi de maximiser son temps passé à la campagne. «Je commence à avoir plus de temps et après le gala, je tombe en vacances. Ça fait deux ans que je n’en ai pas eu vraiment et je tiens à profiter de la place», explique-t-il.

LE VERTIGE DES VACANCES
Son chez-soi, sa campagne, ses promenades dans le bois et saucettes dans le lac, il en a besoin et il se réjouit de ce long congé de un mois qui arrive après deux années de travail intense. «Pour moi, la campagne, c’est essentiel. Je suis un gars qui est très urbain, mais j’ai besoin de cet équilibre-là», dit-il.

Stéphane Rousseau se dit quand même inquiet à l’approche de ce long mois à ne faire rien d’autre que profiter de la vie. «C’est la première fois que je pense que je vais peut-être paniquer un peu. Ça fait tellement longtemps que je suis habitué à vivre dans un rythme effréné de travail! Tu finis par y prendre goût, à toujours travailler, à performer, et à toujours être dans cette énergie-là tout le temps, c’est très motivant», confie-t-il.

DIGNE DE SON MODÈLE
«À un moment donné, il faut recharger ses batteries, poursuit l’humoriste. Pour se retrouver, retrouver une nouvelle inspiration, retrouver ses chums, s’amuser, bien manger, prendre le temps… vivre un peu!» Bien dit.

Ces vacances auraient toutefois pu débuter plus tôt n’eût été le Festival Juste pour rire. «Je m’étais dit que je ne ferais à peu près rien cette année dans le cadre du festival. Puis on m’a proposé le gala de la fête à Yvon», raconte Stéphane, qui ne fait jamais les choses à moitié et s’est beaucoup investi dans les trois dernières semaines pour faire la fête à cet homme qu’il admire tant.

Non seulement Stéphane Rousseau nous a-t-il reçus chez lui, mais en le voyant se donner autant de mal pour notre séance de photos, en apportant lui même son concept à la Baywatch pour les photos au bord de son quai, il est clair qu’avec sa simplicité et son professionnalisme, il était la digne personne pour célébrer «LA» fête à Yvon Deschamps.

Le gala de la fête à Yvon Deschamps, animé par Stéphane Rousseau en clôture du Festival Juste pour rire, ce lundi 30 juillet à 19h30, au Théâtre St-Denis.

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