RENÉ ANGELILLa recette du succèsMichelle Coude-Lord Le Journal de Montréal 07-02-2009 | 04h00
Les candidats doivent s’attendre à apprendre à la dure. «La voix c’est à peine 20% du travail. L’autre 80% représente l’effort, le charisme, la détermination. C’est un dur labeur. Il faut qu’ils soient prêts à beaucoup de renoncements. C’est très sérieux» affirme l’impresario vedette lors d’un entretien téléphonique. René Angelil ne fait rien à moitié. Il entend bien «donner l’heure juste aux jeunes et les placer face à eux-mêmes.» «Après chaque show de Céline, je lui dis toujours les vraies affaires et ce même encore aujourd’hui. Donc ils ne doivent pas s’attendre à ce que je sois beau et fin avec eux» confie le manager vedette.
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«La voix ce n’est que le point de départ; la passion c’est aussi la clé pour réussir une carrière. Aimer ce que tu fais chaque jour est un cadeau de vie. Céline et moi nous avons ce bonheur-là» dit-il.
SES DÉBUTSIls étaient trois personnes au bout du fil pour convaincre René Angelil de dire oui à l’aventure de cette 4e édition de Star Académie. «Julie Snyder, Stephane Laporte et la directrice de la programmation France Lauzière m’ont contacté en pleine tournée. Je leur ai demandé quelques jours de réflexion. J’ai accepté parce que je crois fermement aux compétences de ces gens-là et moi, au début avec les Baronnets, j’aurais aimé avoir la chance de parler à un gérant d’une star». Et René se souvient. «Nous, on faisait les cabarets. Eux, ils ont une bonne équipe autour d’eux et participent à une émission devant plus de deux millions de téléspectateurs. C’est une chance inouïe, une vitrine exceptionnelle.» Un chance dans un contexte économique tellement plus difficile pour les artistes. «À peine une dizaine d’artistes dans le monde peuvent se permettre des tournées comme Céline. Internet a tout bousculé l’industrie, il se vend moins de disques; les grosses compagnies prennent moins de risques, l’économie va mal; donc, il est facile d’imaginer encore plus la grande chance de ces jeunes-là. C’est une occasion en or» explique l’imprésario.
PRÉSENCEIl entend être très présent, mais comme il s’offrira des vacances en famille après cette tournée éreintante de 135 shows le 1er mars prochain, soir que Céline participe au gala de Star Académie; c’est donc par satellite que le directeur de l’Académie livrera par la suite ses conseils. D’ailleurs, René Angelil sait une chose, si un jour il fait une autre tournée elle s’échelonnera sur plus d’une année. «Ce fut très très exigeant. Mais nous sommes fiers de notre réalisation. Céline fut accueillie merveilleusement bien partout dans le monde. C’est fort impressionnant.» Star Académie sera leur seul engagement. Même le projet de film sur Maria Callas avec la productrice Denise Robert est remis à plus tard. «On parle d’au moins un an et demi de repos c’est certain». Et que dira-t-il aux candidats qui ne seront pas choisis. «Je lui rappellerai qu’un jour au Japon un certain Bryan Adams a été exclu d’un grand concours et qu’ainsi, s’ils le veulent vraiment tout est encore possible.»
SES DÉCLARATIONSRené Angelil sait fort bien que ses récentes déclarations au sujet du Bye Bye ont eu l’effet d’une bombe chez nous. Il ne regrette absolument rien. «Le public est totalement derrière moi. À mes yeux un directeur de programme doit être un leader, c’est clair pour moi que dans ce cas-ci le travail n’a pas été fait. On ne parle plus de libre expression, mais de libre diffamation. Pour moi, c’est intolérable». Enfin, quand l’impresario vedette a dit oui à Star Académie, il a dit oui à la relève. «Si seulement je peux leur transmettre un peu de ma passion, j’aurai atteint mon but.»
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