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Une première! Bilan de la formation et du marché du travail en environnement
Jusqu'à 37 offres d'emploi pour 8 diplômés
L'environnement : un enjeu social et économique qui crée de l'emploi


Montréal, le 14 novembre 2005 - "L'environnement est un enjeu social et économique qui crée de l'emploi, et cette émergence du secteur correspond à la mise en place de mesures concrètes liées à la protection de l'environnement", a déclaré madame Patricia Richard, directrice générale des contenus aux Éditions Jobboom, qui dressait ce premier bilan à l'occasion du lancement du document 50 carrières de l'environnement. Cet ouvrage a été réalisé avec le Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'environnement (CSMOE), l'organisme qui fait le pont entre les besoins des employeurs et les programmes de formation et d'adaptation de la main-d'œuvre en environnement.

L'événement a eu lieu en présence du ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, monsieur Thomas J. Mulcair, du coprésident du Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'environnement, monsieur Jean-Guy Cadorette, du directeur général du Comité, monsieur Robert Ouellet, et du représentant du milieu syndical et délégué de la CSN, monsieur François Juneau.

Une première!
"Le document 50 carrières de l'environnement est le tout premier ouvrage grand public à brosser un portrait structuré de professions, ainsi que de la formation et du marché du travail québécois en environnement, a poursuivi madame Richard. Il est le fruit d'une étroite collaboration avec le Comité sectoriel de main-d'œuvre de l'environnement, que nous tenons à remercier, et grâce auquel ce guide est appuyé par une recherche originale. Il permet à la fois de mieux faire comprendre l'étendue des possibilités offertes par le secteur de l'environnement et d'en cerner les champs d'activité."

Jusqu'à 37 offres d'emploi pour 8 diplômés : des besoins qui grandissent
"Le milieu se développe au fur et à mesure que la conscience environnementale grandit dans les populations et que les gouvernements imposent des normes aux industries et aux municipalités", affirme Robert Ouellet, directeur général du CSMOE. "Cela se répercute sur l'emploi, car il faut des travailleurs pour prendre en charge la mission environnementale dans les organisations. Or, des engagements ont été pris au cours des dernières années, ce qui a consolidé les projets et les emplois associés à l'environnement", poursuit-il.

C'est le cas du Règlement sur la qualité de l'eau potable mis en place en 2001 à la suite du scandale de l'eau contaminée de Walkerton. "Cette mesure favorise par exemple les diplômés de la formation professionnelle en conduite de procédés de traitement de l'eau, dont le taux de placement atteint 100 % depuis déjà quelques années, explique madame Richard. Au collégial, ce règlement ouvre d'excellentes perspectives d'emploi pour les détenteurs du DEC en assainissement de l'eau. Au Cégep de Saint-Laurent, on a reçu 37 offres d'emploi entre janvier et juin 2005 pour les 8 diplômés de ce programme."

Au printemps 2005, une autre formation professionnelle, le DEP en Protection et exploitation des territoires fauniques, a suscité 145 offres pour 15 diplômés du Centre de formation professionnelle de La Baie au Saguenay?Lac-Saint-Jean. Dans la même région, le Cégep de Jonquière a reçu plus d'offres que de sortants du DEC Environnement, hygiène et sécurité au travail; à Montréal, le Cégep de Saint-Laurent fait le même constat.

En 2005, l'Université de Montréal a enregistré une augmentation de 5 à 10 % des emplois pour les spécialistes en aménagement du territoire, les urbanistes et les géographes . À l'Université du Québec à Chicoutimi, le taux de placement des personnes qui ont complété le diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS), créé en 2002 et menant à la profession d'éco-conseiller, atteint 90 %. L'Université Laval, l'Université du Québec à Rimouski, l'Université du Québec à Montréal et l'Université de Sherbrooke arrivent à des constats similaires pour plusieurs programmes issus des trois cycles d'études, dont la biologie, le génie, la géologie. On note également une demande grandissante de la part de l'entreprise privée.

Influence sur la formation
Les besoins influencent également l'offre de formation. Témoignant d'une demande croissante, certains cours du DEC Techniques de laboratoire ont été révisés en vue de répondre aux exigences des laboratoires qui proposent des services environnementaux. Il y a eu notamment des ajustements aux cours en biotechnologie, en assurance qualité et en échantillonnage environnemental. En 2005, le Cégep de Jonquière a reçu pas moins de 50 offres de stage pour les 23 élèves de cette formation.

Autre exemple : à l'automne 2005, l'Université Laval offrait deux nouveaux programmes liés aux besoins du marché de l'emploi, soit le baccalauréat en génie des eaux et une maîtrise en biogéoscience de l'environnement.

Nouveaux besoins, nouvelles professions
Les préoccupations environnementales ouvrent également la voie à des professionnels nouveau genre, comme les économistes de l'environnement. Ces spécialistes, qui commencent à faire leur place aux Etats-Unis , sont aussi présents au Québec. Ils utilisent notamment leurs compétences pour sensibiliser les entreprises aux coûts, aux économies et aux gains entourant les projets de dépollution.

L'intérêt pour les constructions écologiques, comme les nouveaux pavillons Lassonde de l'École Polytechnique de Montréal, renforce le rôle des designers de l'environnement. Finalement, l'implantation grandissante de la norme ISO 14001, qui aide les entreprises à minimiser l'impact de leur production sur l'environnement, nécessite la contribution de conseillers en gestion environnementale industrielle et de vérificateurs en environnement.

"On évolue vers de nouveaux profils de postes de plus en plus précis, incluant de nouvelles compétences, explique Robert Ouellet. En ce moment, il faut faire le tri, délimiter et nommer les emplois. Mais progressivement, les repères se précisent."

L'avenir de l'emploi
Autre mesure encourageante : la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, qui prévoit qu'à partir de 2008, 65 % des matières résiduelles pouvant être mises en valeur devront trouver chaque année un autre chemin que celui des sites d'enfouissement. Environ 500 embauches pourraient être faites en gestion des matières résiduelles entre 2004 et 2006 , ce qui porterait à 16 000 le nombre d'emplois reliés à cette activité. Les débouchés pourraient donc s'élargir dans certaines professions telles que technicien en gestion intégrée de l'environnement, technicien en gestion des matières résiduelles, superviseur en gestion environnementale et valoriste (ou spécialiste en gestion de matières recyclables).

Dans le secteur de la foresterie, le ministère des Ressources naturelles et de la faune du Québec confirme qu'il aura besoin d'ingénieurs forestiers et de travailleurs sylvicoles (coordonnateurs en travaux sylvicoles) pour mettre en œuvre les mesures d'amélioration de la gestion des ressources forestières découlant des recommandations de la Commission Coulombe .

Enfin, le plan stratégique 2005-2008 du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec comporte des mesures de protection des écosystèmes qui pourraient favoriser l'emploi de certains spécialistes de l'environnement. Par exemple, d'ici quatre ans, le gouvernement québécois portera à 8 % la part du territoire classé comme aire protégée (parcs nationaux, réserves de biodiversité, etc.). Afin de protéger les milieux humides de la vallée du Saint-Laurent, il est aussi question de préparer une politique de conservation et de gestion durable. Autant de mesures qui confirment l'importance des spécialistes comme les biologistes en conservation des milieux naturels et des milieux humides, les techniciens en aménagement de milieux cynégétiques et halieutiques, les chargés de projets environnementaux communautaires et les naturalistes.

Pour en savoir plus!
Pour quiconque s'intéresse à ce secteur d'emploi encore tout vert, le guide 50 carrières de l'environnement arrive à point nommé. Cet ouvrage inédit lève le voile sur des carrières souvent méconnues, en donnant la parole à de vrais travailleurs. Ces derniers décrivent leur emploi de manière compréhensible pour les profanes, en plus de partager leur motivation au travail, leurs conseils pour la relève de même que leur parcours scolaire et professionnel. "Ce qui frappe à la lecture de ces portraits, c'est la préoccupation sincère des travailleurs pour le sort de la planète ainsi que leur fierté de faire leur part au quotidien pour l'améliorer", souligne madame Richard.

Aussi :
  • Les programmes de formation;
  • Le répertoire des organismes et regroupements professionnels;
  • Dossiers : les particularités du secteur; les milieux de travail, le placement des diplômés;
  • Test : les carrières de l'environnement et vous!
Note : Les titres d'emploi en caractères gras correspondent aux portraits présentés dans 50 carrières de l'environnement.

Jobboom, membre du réseau Canoë, est une filiale de Canoë inc. et de Quebecor Média.

1 "Offres d'emploi en hausse", Les carrières de la formation universitaire, Éditions Jobboom, août 2005.
2 L'économie à la rescousse des écologistes", Wall Street Journal, 8 septembre 2005.
3 Gestion des matières résiduelles au Québec : Emploi et formation, CSMOE, en collaboration avec le MELS et Recyc-Québec (étude à paraître en décembre 2005)
4 Site Internet, ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec

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Source : Les éditions Jobboom

Renseignements : Andrée Peltier
Relations publiques Andrée Peltier
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