Mise à jour: 22/05/2011 08:09  
Inondations en Montérégie
Bénévoles le coeur sur la main

Héloïse Archambault
 
SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU - Si la fatigue physique et psychologique mine le moral de plus de sinistrés chaque jour, le coup de main précieux des bénévoles en aide plusieurs à traverser cette épreuve. Parlez-en à madame Giroux...

Pendant qu'Alexandre, 14 ans, sort de la résidence les bras chargés de matériaux pourris, son frère Michaël, 17 ans, empile les débris dans la remorque familiale. Les adolescents sont en route pour un autre chargement vers le conteneur, situé au bout de la rue Alcide-Côté, à Saint- Jean-sur-Richelieu. De la fenêtre de son salon, Terry Giroux, 81 ans, observe les adolescents à l'oeuvre.

«Je ne sais pas ce que je ferais sans eux. J'aurais certainement quitté ma maison", raconte la femme originaire de la Nouvelle-Écosse, visiblement reconnaissante du travail des deux frères. C'est dans des situations comme celles-là qu'on sait qui sont réellement nos voisins.»

Aide précieuse

Comme c'est le cas pour plusieurs résidents du quartier, le sous-sol de la résidence de Terry Giroux, où elle demeure depuis 30 ans, a été complètement inondé il y a un mois. Depuis ce temps, les deux frères lui rendent visite tous les jours, que ce soit pour vérifier les pompes et les digues, ou encore l'aider à se rendre au bout de la rue, où on peut apercevoir l'asphalte.

«On le fait de bon coeur parce qu'elle est plus mal prise que nous autres, explique simplement Alexandre Riel-Côté, 14 ans. Elle nous a offert de nous payer, mais on refuse. On ne le fait pas pour l'argent.»

Au cours des derniers jours, les deux frères ont procédé à la démolition du sous-sol de leur voisine.

«Il a fallu tout vider, il n'y avait plus rien de bon là-dedans, explique Michaël Riel-Côté, qui calcule avoir consacré une quarantaine d'heures par semaine à ses voisins depuis un mois. On va attendre que l'eau se retire, et après on va tout laver et commencer la reconstruction.»

À l'oeuvre partout

Lynda Leblanc, qui demeure sur la rue Fernet à Saint-Jean-sur-Richelieu, a pu compter sur l'aide des bénévoles du Club Lions, qui sont à l'oeuvre dans la plupart des villes sinistrées.

«Ils nous ont aidés, mon mari et moi, à installer toutes nos digues. Il y avait même une bénévole qui avait le bras dans le plâtre, relate-t-elle, encore émue. Je ne pourrai jamais les remercier assez.»

Hier, le Club Lions n'avait pas rappelé au Journal. Du côté de la Croix-Rouge canadienne, 2 000 sinistrés ont profité de l'aide de 270 bénévoles.


 
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