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Mise à jour : 29/04/2010 12:47

Énergie

La géothermie pour sauver les églises

 
Cela a commencé par la conversion du Collège de La Pocatière, dans Kamouraska. A suivi la cathédrale Sainte-Anne-de-la-Pocatière, de l'autre côté de la rue, puis, l'église de Saint-Pamphile, dans l'Islet, près de la frontière des États-Unis. Et c'est maintenant au tour de la paroisse Saint-Thomas, à Montmagny, de convertir le système de chauffage de son église à la géothermie.

Le principe est relativement simple : une pompe thermique et des tubes, dans lesquels circule un liquide réfrigérant, qui descendent profondément dans le sol. L'hiver, on va chercher l'énergie du sous-sol pour chauffer son bâtiment et, l'été, on se climatise en retournant la chaleur excédentaire du bâtiment dans le sous-sol.

À l'église Saint-Thomas, donc, les coûts de chauffage avec l'actuel système à l'huile sont à l'échelle de la taille de l'édifice, qui peut accueillir 1650 personnes : 60 000 $ par année. La conversion à la géothermie va coûter 300 000 $ et elle devrait permettre de réduire la facture de moitié.

30 000 $ d'économies par année, cela n'a rien de négligeable lorsqu'on sait que les coûts de l'énergie n'ont pas fini d'augmenter et que la fréquentation des églises est en baisse. Alors, à la fabrique de Saint-Thomas, on estimait qu'on n'avait pas le choix. Sinon, on risquait, à terme, la fermeture de l'église.

Et la décision a été d'autant plus facile que les deux expériences de La Pocatière ont déjà donné des résultats plus que probants. Au collège, après un investissement de 1,2 M$, on a coupé les coûts de chauffage de moitié, alors qu'à la cathédrale, un investissement de 100 000 $, financé à moitié par un mécène, a amené une réduction de coût de 41 %.

Bref une bonne affaire. D'autant plus qu'en prime, on obtient la climatisation, une façon de joindre l'utile à l'agréable.

(TVA Nouvelles)