Mise à jour: 14/04/2010 18:19  
BEAUCE
Une école pour entrepreneurs
Diane Tremblay
 
La nouvelle École d’entrepreneurship de Beauce, où les coûts de formation s’élèveront à 25 000 $ par année, ne décernera pas de diplômes reconnus par le ministère de l’Éducation.

C’est du moins ce qu’a confirmé, mercredi, la directrice générale de l’école, Mme Nathaly Riverin, au cours d’une entrevue avec le Journal.

« Les entrepreneurs vont venir chercher une valeur ajoutée. Si leur intérêt est d’avoir un diplôme reconnu, ils ne sont pas à la bonne place. La valeur de la formation est d’accélérer le développement de l’entrepreneur », a-t-elle expliqué.

Ce programme, échelonné sur deux ans, comprend 15 modules d’une durée de 5 à 10 jours. Les étudiants seront logés dans l’ancienne Auberge Benedict Arnold, à Saint-Georges, reconvertie pour les besoins de la cause au coût de quatre millions de dollars. La rénovation vise les chambres et les aires communes.

La période d’inscription a été lancée lundi. Pour l’instant, il est impossible de connaître le nombre de personnes ayant retourné le formulaire.

« Nous avons déjà des admissions. Près de 600 personnes ont téléchargé la brochure d’information sur Internet », a précisé Mme Riverin.

La première cohorte de 25 étudiants doit débuter à l’automne. À l’origine de ce projet, on retrouve l’homme d’affaires Marc Dutil, président et chef de l’exploitation du Groupe Canam.

Partage de savoir-faire

Ce concept repose sur le partage d’expérience. Plusieurs chefs d’entreprise ayant fait leur marque dans le milieu des affaires ont accepté de faire profiter les futurs étudiants du programme de leur savoir-faire. Parmi eux, Alain Lemaire, président et chef de la direction de Cascades, dirigera le premier module.

La première ébauche du projet de création de cette école remonte à 2007.

« L’idée, c’était de créer en Beauce une institution qui aiderait à développer l’entrepreneurship au Québec. C’était légitime pour la Beauce de penser à ça », a expliqué M. Dutil.

Avec les Pomerleau, Poulin, Vachon et Beaudoin de ce monde, qui sont tous originaires de cette région, il était tout naturel, selon les dires de M. Dutil, que l’École d’entrepreneurship voie le jour en Beauce. À elle seule, la région compte pas moins de 550 entreprises manufacturières.

« Tout le monde le sait, je travaille avec mon père (Marcel). J’ai eu droit à du coaching intense. On apprend ce métier-là à l’exemple. L’image qu’on avait du projet, c’était de rassembler des gens d’expérience et des gens en émergence pour favoriser des échanges d’information, des débats, des découvertes. Comme ça, on va aider à développer la prochaine génération d’entrepreneurs de tout le Québec. »

Prêts et dons

Cette école privée appartient à un organisme sans but lucratif. Elle vise à combler un besoin qui n’est pas satisfait ailleurs. L’ensemble du projet nécessitera un investissement de huit millions de dollars. La plus grande partie du financement provient de prêts et de dons. Le ministère du Développement économique a promis une participation.

« On a fait des demandes. Je pense qu’on va être capables de recevoir un peu d’aide. C’est un projet qui va aider beaucoup au développement de l’économie du Québec. On est bien reçus à certaines places », a poursuivi l’homme d’affaires.

Cette formation est destinée aussi bien aux entrepreneurs qui possèdent déjà une expérience en affaires qu’à ceux qui veulent le devenir.

diane.tremblay@journaldequebec.com

 
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