Mise à jour: 17/06/2009 17:54  
BIATHLONIENNE DE L’ANNÉE AU PAYS
Yolaine Oddou vise les J. O. de 2014
Alain Bergeron
 
À la liste des legs de la France, il faudra ajouter le nom de Yolaine Oddou, dont le titre d’athlète féminine de l’année décerné par Biathlon Canada rejaillit sur le Centre d’excellence Myriam Bédard de Valcartier.

Médaillée de bronze à l’épreuve individuelle des 10 km des championnats mondiaux benjamins, la résidante de Val-Bélair a ensuite remporté le classement cumulatif des championnats canadiens. Il s’agit là d’une belle réussite pour l’athlète de 19 ans avant qu’elle ne quitte la catégorie benjamine pour accéder au calibre junior, la saison prochaine.

« Je ne savais pas trop qu’une telle nomination existait. C’est quelque chose... j’imagine », acquiesce humblement Oddou, née à Apprieu, près de Grenoble, avant d’immigrer au Québec avec sa famille, il y a 10 ans.

Annonciateur?

Il faudra mesurer plus tard la teneur des promesses, mais la carrière internationale qui attend Oddou débute à l’image de celle de Jean-Philippe Le Guellec, ex-médaillé lui aussi − d’or dans son cas − à ces mêmes championnats mondiaux benjamins en 2004.

« Il ne faut jamais s’emballer avec un prix comme celui-là parce que tellement de choses peuvent survenir dans les années suivantes, mais ceux qui obtiennent d’aussi bons résultats sur la scène internationale tout en étant aussi jeunes deviennent généralement de bons athlètes », affirme son entraîneur, Pierre Pépin.

« Évidemment, il est trop tard pour penser aux Jeux olympiques de 2010, mais on peut viser ceux de 2014 », s’encourage la jeune biathlète.

La persévérance

Étudiante au programme sports-études du Collège F.-X.-Garneau, Yolaine Oddou suscite une réponse rapide de son entraîneur quand on demande à celui-ci d’identifier la première qualité de l’athlète. « Persévérance », note Pépin. « Elle et Audrey Vaillancourt sont toujours les premières arrivées et les dernières reparties d’un entraînement. Si elle a une semaine d’entraînement de 20 heures, Yolaine demande : “Pourquoi pas 22?” »

« C’est vrai, peut-être la persévérance », corrobore la jeune fille. « C’est difficile de jumeler avec les études, surtout durant les fins de session, mais c’est faisable. Ça demande beaucoup de discipline. »

Deux autres Québécois ont également été honorés par Biathlon Canada, soit Sandrine Charron (entraîneuse féminine) et Bruno St-Onge, à qui a été remis le prix Myriam Bédard pour son engagement dans le sport, notamment dans l’organisation du championnat canadien tenu à Valcartier.

 
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