22/11/2008 08:33
«Patrick en a vu du caoutchouc à Granby»
Gilles Vachet
Le Journal de Montréal
Stéphane Richer
 

Si Patrick Roy a connu du succès chez les professionnels, on ne peut pas dire que ce fut le cas dans les rangs juniors avec les Bisons de Granby.

Au fait, Roy en a vu de toutes les couleurs avec les défunts Bisons de l'entraîneur Claude Saint-Sauveur au début des années 1980.

«Nous étions jeunes et inexpérimentés, a reconnu Stéphane Richer, hier.

«Je me souviens que Patrick arrêtait souvent 50 rondelles et plus dans les matchs.

«J'ai été son coéquipier durant un an et demi à Granby avant d'être échangé à Chicoutimi et je peux vous confir mer qu'il en a vu du caoutchouc!»

Choix de première ronde des Bisons après avoir évolué avec les Insulaires de Laval midget AAA, Richer est arrivé à Granby alors que Roy écoulait sa deuxième année dans la Ligue de hockey junior majeure du Québec en 1983-1984.

«Si j'ai été nommé la meilleure recrue dans la LHJMQ cette année-là et que j'ai marqué 50 buts, je le dois beaucoup à Patrick», a-t-il rappelé.

«Il a été un mon grand frère en prenant soin de moi durant toute la saison et c'était important pour lui que je performe bien.»

Joueur surdoué

À l'instar de Richer, Roy avait été un choix de première ronde des Bisons après une belle carrière chez les Gouverneurs de Sainte-Foy midget AAA.

«Durant mon séjour à Granby, j'ai pu constater que Patrick était un joueur surdoué», a-t-il dit.

«Il nous arrivait souvent de subir des dégelées, mais il n'acceptait jamais la défaite.

«C'était un vrai guerrier même dans les moments les plus difficiles.»

Richer se souvient, entre autres, d'un match à Hull contre les Olympiques.

«C'était du temps de Pat Burns et de Luc Robitaille», a-t-il rappelé.

«Après deux périodes, nous perdions 7 à 1 et Patrick avait déjà reçu 50 lancers!

«Je ne me souviens plus comment le match avait fini tellement il avait été bombardé.»

Après l'élimination des Bisons en mars 1985, Richer et Roy, qui avaient été repêchés par le Canadien, se sont joints aux Canadiens de Sherbrooke et les ont aidés à gagner la coupe Calder sous la direction de Pierre Creamer.

«Je me dis souvent que j'ai été choyé de l'avoir eu comme coéquipier», a conclu Richer.


 
 
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