Mise à jour: 23/06/2008 06:23  
Binerie Mont-Royal
Comme il y a 70 ans
(Journal de Montréal) Mélissa Guillemette
Le Journal de Montréal
 
Philippe Brunet, copropriétaire du sympathique petit restaurant. © Le Journal de Montréal, Hugo-Sébastien Aubert

Le seul restaurant de l'avenue du Mont-Royal qui sert du pâté chinois, du ragoût de pattes et un «extra» de graisse de rôti fête ses 70 ans ce mois-ci.

La Binerie Mont-Royal n'a pas changé depuis son ouverture en 1938. C'est pratiquement le même décor qu'au jour où son fondateur Léonide Lussier l'a ouverte.

«Je pense même que c'est le parquet original», a dit René Monette, client de longue date attablé devant un pâté au saumon à la sauce blanche.

Des générations se sont succédé aux tabourets fixés devant le comptoir du restaurant de 23 places aux murs jaune orangé.

C'est aussi les mêmes plats et recettes secrètes qui y sont servis.

«Le livre de recettes de la Binerie, on y a seulement accès quand on passe chez le notaire !» raconte la copropriétaire depuis 2005, Jocelyne G. Brunet.

Les fèves au lard qui ont fait la réputation de la Binerie, le pouding chômeur et la soupe aux pois, tout y est fait maison.

Seule la clientèle se renouvelle, selon la propriétaire et maîtresse de la cuisine.

«Les clients sont autant des personnalités jet-set que des jeunes avec des anneaux partout.»

Sans oublier les clients réguliers depuis des décennies.

«Ils viennent commander leur ordre de toasts et leurs fèves au lard. Je connais leur commande par cœur à chacun», raconte la serveuse Caroline Bergeron.

Le restaurant où a été tourné Le Matou est cité dans plusieurs guides touristiques et attire son lot de touristes affamés de cuisine québécoise traditionnelle.

Il n'est pas rare que les clients se mêlent des conversations des autres dans ce petit restaurant où ont eu lieu de nombreux repas galants, selon le cuisinier François Saint-Louis.

Mais si le client Fernand Racine y revient depuis le début des années 1960, ce n'est pas que pour l'ambiance sympathique.

«Moi, c'est pour le ragoût de pattes», raconte celui qui en garde toujours au congélateur à la maison.


 
 
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