Quels sont les édifices les plus chers à Québec?

24 octobre 2007 | 06h34
- ARGENT
Jancimon Reid
ARGENT CANOË

Quels sont les 10 édifices qui valent le plus cher à Québec? ARGENT CANOË a fait son enquête et vous dévoile la liste dressée à partir de l’évaluation municipale récente de chacun des immeubles.

À première vue, le constat fait sourciller. Malgré la réputation qui fait de la vieille capitale un véritable château-fort de constructions historiques, la liste des dix immeubles à plus haute valeur ne laisse place qu’à un seul représentant du patrimoine bâti. Et à coup sûr, vous aurez deviné lequel… avec ses tourelles pointues qui dominent le cap Diamant. Mais ne sautons pas d’étapes et fonctionnons plutôt dans l'ordre. La palme d’or est ainsi remise à l’entité «Université Laval» qui, avec sa soixantaine de bâtiments dédiés à l’éducation, cumule une valeur totale de 844 925 000 $.

Évidemment, direz-vous, la question d’origine faisait référence aux édifices et non aux cités immobilières. C’est pourquoi nous placerons l’Université Laval dans une catégorie à part.

Le palmarès

Sur le principe « un seul édifice », la première place revient au centre commercial les Galeries de la Capitale dont la valeur du terrain et du bâtiment combinés s’élève à 320 M$.

Viennent ensuite dans l’ordre Place Laurier (314 M$), Place Sainte-Foy (167 M$), le Centre hospitalier Robert-Giffard (158,2 M$), Place de la Cité (134,5 M$), le Château Frontenac (118 M$), l’édifice G (111,5 M$), le Centre des congrès (98,9 M$), le Cégep Sainte-Foy (88,3 M$) et enfin l’Hôpital l’Enfant-Jésus (88 M$).

Comment expliquer que le majestueux Château Frontenac, symbole incontesté de la vieille capitale, cède la première place à quatre édifices dédiés au sport régional… le magasinage? «Dans le cas des édifices à revenus, l’évaluation se fait à partir de leur capacité à générer des revenus, explique Richard Côté, directeur de la division commerciale du Service d’évaluation de la Ville de Québec. C’est surtout là que ça joue pour les immeubles à revenus.»

Pour ce faire, la ville détermine l’ensemble des revenus de la bâtisse, en soustrait les dépenses et obtient ainsi le revenu net de l’édifice. L’évaluation est ensuite calculée en actualisant la valeur au taux global dicté par le marché. D’où l’avantage des centres commerciaux sur le Château.

Dans le cas des édifices sans revenus, la ville procède à une évaluation faisant appel à la méthode de coûts. «On évalue combien coûterait la reconstruction de l’immeuble moins sa dépréciation», précise M. Côté. Sur ce terrain, l’imposant complexe hospitalier Robert-Giffard l’emporte haut la main.

© Corbis /
Qui dit valeur élevée dit… taxes élevées!

Détenir le titre du plus important édifice de la capitale nationale s’accompagne en même temps de lourdes responsabilités et obligations. La principale : le paiement des taxes municipales. Ainsi, le propriétaire des Galeries de la Capitale doit honorer une facture annuelle de 11 617 600 $ en taxes municipales seulement. De quoi en décourager plus d’un!

Seules exceptions à la loi, les édifices institutionnels tels que les couvents religieux, les églises ou les hôpitaux bénéficient de certains avantages qui font par exemple que le centre hospitalier Robert-Giffard ne paie chaque année que la modique somme de 360 $ en taxes.