Mise à jour: 10/02/2012 19:42  
Hockey
Ted Lindsay, fier de ses Wings
Ryan Pyette
 
Ted Lindsay © Agence QMI - Derek Ruttan
DETROIT - À l'intérieur du Joe Louis Arena, où il est si difficile de gagner pour les clubs adverses, le type le plus intimidant qui soit est entouré d'agents de sécurité, au moment où il vend des livres, autographes et autres souvenirs.

Ted Lindsay a 86 ans. Malgré une voix étouffée, le vieil homme jure que les Red Wings demeurent, encore aujourd'hui, l'équipe la plus remarquable de la LNH. Pour cause, la formation de Detroit cumulait, avant le match de vendredi soir, un total de 74 points en 55 matchs. Surtout, les Wings présentaient une fiche de 21-2-1 à domicile.

«En jouant ensemble et en contrôlant la rondelle de la sorte, tu ne peux que t'imposer, indique "Terrible Ted", qui a lui-même porté les couleurs des Wings pendant 14 saisons, d'abord de 1944 à 1957, puis ensuite en 1964-1965, pour un dernier tour de piste. Quand les joueurs de cette équipe n'ont pas la rondelle, ils se battent pour la récupérer. Il y a beau avoir le propriétaire, le directeur général et l'entraîneur-chef, un club aura toujours besoin des joueurs. Detroit a été la première formation à regarder vers l'Europe alors que tout le monde pensait qu'un joueur de hockey devait absolument provenir du Canada.»

«Ils continuent de trouver les joueurs dont ils ont besoin pour gagner», félicite encore Lindsay.

C'est d'ailleurs pourquoi les autres équipes détestent tellement les affronter. Les Red Wings sont encore de sérieux aspirants à la coupe Stanley, eux qui sont en voie de connaître une autre saison de 100 points et une campagne record à la maison. Il s'agit là d'un exploit remarquable au sein de la section la plus forte de la LNH, où Chicago, St. Louis, Nashville et Columbus complètent le portait.

En plus de Lindsay, une autre légende des Red Wings, Red Kelly, tente d'expliquer les succès de l'entraîneur Mike Babcock et de son équipe. Pour ce faire, il raconte une histoire où il voyageait outre-mer pour visiter des soldats et, au passage, il a finalement donné une clinique de hockey à une formation japonaise.

«Ils voulaient tous apprendre, affirme Kelly. Lors d'une mise en jeu, j'ai donné mes instructions. Quand la rondelle a été déposée, chaque joueur a fait exactement ce que je leur avais dit. C'est quelque chose que je n'aurais pas pu faire avec des Canadiens. Les joueurs auraient tous eu leur propre idée sur le déplacement et l'action à faire.»

«En regardant les Red Wings et Mike Babcock, on voit une certaine unité, explique Kelly. Quand ils passent la rondelle, ils la donnent rarement à l'adversaire, ce qui oblige l'autre formation à pourchasser le disque durant tout le match. Ça, c'est une équipe!»

Histoire de boisson

Après avoir remporté la médaille d'or olympique à Vancouver en 2010, Babcock a indiqué que le plus grand défi de sa carrière remontait alors qu'il avait 24 ans, en Angleterre. Il devait contrôler son équipe, les Warriors de Whitley, pour ne pas que les joueurs aillent au pub après les matchs. À son jeune âge, c'était intimidant de donner cette directive.

Concernant ses Wings, chaque année ils ont une chance de boire, mais dans la coupe Stanley.

 
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