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Relations: on se ressemble davantage qu'on ne le pensait

Relations: on se ressemble davantage qu'on ne le pensait

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Une nouvelle étude suggère que dans un couple, les deux partenaires ont davantage de traits de caractère en commun qu'on ne le pensait jusqu'ici, et que c'est également vrai dans les relations amicales.

Des études précédentes avaient déjà montré qu'entre amis ou partenaires de couple, on partage souvent certaines caractéristiques, comme l'âge, le niveau d'éducation ou l'intelligence. Même s'il paraît logique qu'on soit également similaires en termes de personnalité, avec des goûts (et des dégoûts) qui composent la base de la relation, le premier auteur de cette nouvelle étude, Youyou Wu, de l'université de Cambridge et de l'université Northwestern (Chicago), explique que «de façon surprenante, des décennies de recherche n'ont rien pu démontrer».

Le chercheur, en compagnie d'autres chercheurs des universités Stony Brook (État de New York) et Stanford (Californie), a utilisé une application Facebook intitulée MyPersonality afin de rassembler des données et des scores de personnalité (établis grâce à un questionnaire) sur 295 320 participants.

En utilisant ces données et des modèles statistiques, l'équipe de scientifiques a évalué les traits de caractère des participants à partir de leurs «J'aime» et de leurs statuts Facebook.

Les résultats révèlent des similitudes significatives en termes de personnalité entre amis et entre partenaires de couple.

Qui se ressemble s'assemble

«En analysant les réponses aux questionnaires autodéclaratifs, les membres d'un couple ne se ressemblent pas plus que des étrangers, mais en évaluant leurs personnalités à partir de leur comportement sur les réseaux sociaux on constate qu'ils se ressemblent davantage», explique le co-auteur de l'étude, David Stillwell: «Ainsi, les gens fréquentent des personnes qui leur ressemblent, confirmant l'adage selon lequel ''qui se ressemble s'assemble''.»

«Lorsqu'on répond à une question comme ''Êtes-vous organisé?'', on a tendance à se comparer aux personnes de son entourage», précise un autre co-auteur de l'étude, Michal Kosinski: «En d'autres termes, lorsqu'on est entouré par des gens très organisés, on peut se considérer plus durement. À l'inverse, une personne relativement désordonnée, habitant dans une colocation avec d'autres qui sont encore plus désordonnées, peut se considérer comme un parangon d'ordre et de propreté».

Youyou Wu explique comment son approche a permis d'éviter cet écueil: «Les gens qui aiment Salvador Dali ou la méditation, par exemple, ont tendance à avoir des scores élevés en ce qui concerne l'ouverture à de nouvelles expériences; ceux qui parlent de faire la fête ou de partir en week-end sont plus extravertis. L'avantage de cette approche, c'est que tout le monde est jugé par rapport à une norme universelle, ce qui laisse moins de place à la subjectivité.»

L'équipe ajoute toutefois que ses résultats n'établissent pas de lien de causalité: on ignore si les gens s'attirent parce qu'ils ont des traits en commun ou bien s'ils finissent par se ressembler à force de se fréquenter.

Les résultats sont publiés en ligne (en anglais) sur le site de la revue Psychological Science.



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