Les hauts et les bas de la maternité

Les hauts et les bas de la maternité

L'animatrice et chroniqueuse Josée Bournival | Photo Agence QMI 

Marie-France Bornais

Dernière mise à jour: 15-02-2013 | 13h25

À travers les grossesses de quatre femmes, Lili, Esther, Frédérique et Jeannine, Josée Bournival raconte la vie et ses imprévus, drôles ou moins drôles, qui attendent les futurs parents. Neuf mois de bonheur rayonnant en attendant bébé? Parfois... mais ce n’est pas toujours si simple!

Ce projet est né il y a presque cinq ans, comme projet de fin d’études à l’Institut national de l’image et du son. « On songeait alors à fonder une famille et j’avais besoin d’avoir de nouvelles cordes à mon arc parce que je voyais mal comment j’allais jumeler la vie de maman que je souhaitais être avec la présence sur des plateaux et des tournages avec des horaires irréguliers. L’écriture m’a toujours passionnée et mon projet de fin d’études à l’INIS, c’était Bébé

boum, une série télé», explique l’auteure. Josée Bournival a mûri son projet pendant plus de deux ans, l’a présenté à un producteur qui était emballé par l’idée. Malheureusement, l’aventure s’est terminée par un refus. «J’étais en amour avec ces personnages. J’étais convaincue que cette histoire allait toucher des femmes comme moi qui étaient dans la maternité que je n’ai pas accepté de laisser dormir ça sur ma tablette et j’en envoyé mon projet télé chez un éditeur − Hurtubise.» Finalement, la série a été transformée en roman, après quatre mois d’écriture intensive.

Devenir maman

Comme l’écriture coïncidait avec le moment où l’auteure souhaitait devenir mère, elle avait bien sûr envie de parler de maternité. « Quand tu souhaites fonder une famille, tout ce qui est bébé et bedaine, ça t’attire. C’était un sujet omniprésent dans ma tête... et en cours de processus, j’ai eu la chance de tomber enceinte, d’accoucher de ma fille et de devenir mère», partage-t-elle.

Josée s’attendait à ce que la maternité et la grossesse représentent neuf mois d’épanouissement personnel incroyable. «J’ai eu une désillusion totale. J’ai été neuf mois à me vomir les tripes dans la cuvette. Pour l’épanouissement, on repassera...»

Hors de contrôle

Elle estime avoir magnifié sa grossesse. «Je m’attendais à quelque chose d’extraordinaire, sur laquelle je pensais avoir du contrôle. Je suis une fille qui prend soin d’elle, qui s’alimente bien, qui dort suffisamment, qui fait de l’exercice. Et j’avais l’impression qu’en mettant tout ça en place, ça m’assurait d’avoir une grossesse facile, en santé, où tout irait bien. Et j’ai réalisé qu’on n’a pas le contrôle lorsqu’on est enceinte et c’est ça, à la base, qui m’a inspirée pour les aventures que vivent les personnages dans Bébéboum. »

«Je trouve que la société dans laquelle on est, dans laquelle on veut tout contrôler, tout minuter et tout calculer, tout prévoir, la grossesse demeure un événement qui te ramène les pieds sur terre. C’est tellement un acte de foi! On n’a pas accès à ce qui se passe dans le secret de l’utérus. Je trouve que ça demande un lâcher-prise incroyable, dans une société où on veut être en contrôle de tout.»

Les quatre personnages vivant quatre situations différentes lui ont per mis de confronter plusieurs idées différentes. Elle s’identifie davantage à Lili, adore Jeannine, son « clown » , qui a vécu les mêmes problèmes qu’elle, enceinte. Elle avoue qu’au point de vue caractère, elle ressemble à Esther, «Madame Perfection qui voudrait que tout soit parfait. » Et que Frédérique ressemble à la démone qu’elle a dans sa tête.

 


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