Ces filles qui pratiquent des sports extrêmes

Ces filles qui pratiquent des sports extrêmes

Mireille Martel|Photo: Courtoisie 

Sarah-Émilie Nault

Dernière mise à jour: 16-11-2012 | 15h06

Mireille Martel a pratiqué le kite surf et le bodyboard sur les eaux du Cap Vert pendant quelques années. «Depuis que je suis de retour au pays, je n'ai pas eu la chance d'en refaire», a-t-elle remarqué. «Les vagues me manquent.»

La jeune femme adore les défis… et l'eau!

«J'aime réaliser qu'il y a des forces plus grandes que nous - le vent, les vagues - et de devoir être en synchronicité totale avec elles pour aller de l'avant. La satisfaction, lorsque tu prends une grande vague ou que tu fais un nouveau trick, est incomparable!»

Elle a d'abord essayé le bodyboard, pour se défouler du stress au travail. Ensuite, même si le kite lui faisait plutôt peur, une opportunité impossible à refuser s'est présentée: on lui a offert des cours gratuits.

«Je devais me botter les fesses pour y aller, mais, chaque fois, la récompense était 110 fois plus grande. Le défi de "survivre" à chaque cours était intense.»

C'est sur les eaux africaines qu'elle a apprivoisé le mot liberté. C'est là aussi qu'elle a su prendre sa place en se battant pour «ses vagues».

«Tu ressors de l'eau la tête vide et le corps fatigué, avec une grande satisfaction de dépassement de soi.»

Photo: Courtoisie
S'accrocher de toutes ses forces à un ami qui ouvre son parachute à la sortie de l'avion; grimper sur ses épaules et se ternir debout entre les cordes à 13 000 pieds d'altitude; puis sauter en bas à 5000 pieds pour atterrir comme si de rien n'était!
Voler à travers le monde

Pour Carmen Juneau, tout a commencé par un saut en tandem offert en 2004 par son père parachutiste.

«J'avais trouvé ça trop facile», a-t-elle dit. En 2006, elle a sauté deux fois de la plus haute plateforme de bungee au Canada. «Je rêvais de faire un saut semblable en parachute.»

Un an plus tard, Carmen a entrepris un cours de pilotage de parachute. Elle a suivi le cours de chute libre, obtenu ses brevets et elle est devenue entraîneuse.

«J'ai accumulé 370 sauts répartis sur 15 zones de sauts dans quatre pays. J'ai fait deux sauts en base jump au Bridge Day de Virginie et, l'an dernier, j'ai fait mes premiers vols en parapente en Belgique.»

«J'ai un réel attachement à la communauté et aux coutumes. Feux le soir, initiations des nouveaux, célébrations des premières fois, tout est une occasion de fêter et, peu importe le pays du monde, tu te sens chez toi sur une zone de saut.»

«En parachute, je crie de joie lorsque je réussis mes manœuvres, qu'un évènement cocasse se produit ou que le ciel est magnifique. En basejump, j'étais heureuse de célébrer le simple fait d'être encore en vie et en parapente, j'aime l'allégresse de me bercer seule dans le vent.»

Photo: Courtoisie
Catherine Houde
Escalader les glaces, sauter et voyager

Catherine Houde, 26 ans, pratique l'escalade intérieure, extérieure et de glace en plus de sauter, depuis peu, en parachute. «J'ai sauté en Corse, en Italie et au Brésil», a-t-elle précisé.

Avant de s'initier à tous ces sports, elle avoue qu'elle n'en pratiquait… aucun! Elle avait, par contre, planté des arbres en Colombie-Britannique, travaillé sur un chantier de construction en Alberta et marché 900 km sur le chemin de Compostelle...

«L'escalade, c'est une façon de jouer dehors tout en essayant de me surpasser. Les paysages sont magnifiques et ce sport me fait sentir forte et fière, car je réussis à vaincre ma peur.»

Débutant dans le milieu du parachutisme en tant que plieuse de parachutes, Catherine a avoué que c'est le travail le plus dur physiquement qu'elle a fait. Elle a commencé à sauter l'an dernier.

«Le parachutisme, c'est de l'adrénaline pure qui me fait sentir comme un oiseau. Être si petit dans l'immensité qu'est le ciel, c'est magique!»

Aussi sur Canoe.ca: La quasi-soixantaine… extrême!


Vidéos

Photos