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«Dans notre centre d'urgence, le temps moyen pour un patient qui désire consulter est d'environ une heure», a dit le Dr Sébastien Martin dans la vidéo produite par l'IEDM.
En comparaison, à Montréal, les patients restent en moyenne 17 heures dans les urgences.
«Il ne s'est passé qu'une semaine entre ma visite au chirurgien et l'opération», a ajouté une patiente Suisse dans la vidéo de l'IEDM.
Contrairement au Québec, en Suisse, les médecins ont le droit de pratiquer en même temps au public et au privé. C'est ce qui rendrait le système plus performant selon l'Institut.
«À l'intérieur de cinq jours, 98% des patients en Suisse peuvent voir un spécialiste», a expliqué Jasmin Guérette, vice-président de l'Institut.
Toutefois, la Suisse figure parmi les pays qui mettent le plus à contribution les assurés. Depuis 1996, tous les citoyens sont couverts par une assurance santé obligatoire et universelle.
Il s'agit d'une assurance privée et environ 80 compagnies se font concurrence pour obtenir la faveur des clients.
Chaque année, les primes augmentent de 5%. Les plus démunis reçoivent une aide du gouvernement sous forme de réduction de primes, mais les salariés de condition modeste écopent, selon un article paru l'an dernier dans Le Monde diplomatique.
«Dès que vous introduisez la notion de paiement pour avoir accès à des services, on s'aperçoit que les gens qui ont moins d'argent en consomment moins et quand ils en consomment, ils sont plus malades», selon Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé en droit médical.
Au début des années 70, l'État suisse supportait 40 % des coûts de santé. Cette proportion était de seulement 27% en 2008.
Toujours selon l'Institut, c'est l'ensemble du résultat qu'il faut regarder, car, au total, en Suisse, on dépense autant qu'au Canada en santé. Par contre, les Suisses en ont plus pour leur argent.
Avec l'arrivée d'un nouveau ministre de la Santé, l'Institut souhaite relancer le débat sur la place du privé et du public au Québec.
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