Retour à l'accueil Style de vie
ABC
HOMARD
Recettes simples
SEXY
Regard des hommes
Comment l'attirer?
PHOTOS
Rincez-vous l'oeil!
Nos galeries
Le grand druide humaniste de Bretagne
Le grand druide Per-Vari Kerloc'h pose le 11 avril 2012 à Plomelin
© AFP Photo/Fred Tanneau
Page(s) | 1 |

Le grand druide humaniste de Bretagne

Inutile de lui parler de grande barbe blanche, de potion magique ou de serpe d'or: Per-Vari Kerloc'h, grand druide de Bretagne depuis 2008, ne veut pas jouer «les Panoramix de service», car le druidisme est une affaire sérieuse, «non dogmatique et humaniste», loin de tout folklore.
Par Arnaud BLAIN
AFP

Pub.
L'image d'Epinal du druide d'Astérix le Gaulois est «sympathique mais lourdingue», s'agace Pierre-Marie (Per-Vari en Breton). «C'est la rançon du succès d'une bande dessinée, mais il ne faut pas se limiter à ça. La Bretagne n'a pas envie que l'on rie de ses traditions et de son patrimoine».

«La seule riposte, c'est la connaissance et l'ouverture. Il n'y a pas de secret druidique, notre temple est ouvert», ajoute-t-il. Tous les ans, la Gorsedd Digor, la grande cérémonie druidique de Bretagne qui rassemble druides, bardes et ovates (scientifiques), se déroule en plein air, en public et en breton (traduite en français) la troisième dimanche de juillet.

C'est à celle d'Arzano dans le Finistère en 2008, que Per-Vari a été élu, à 56 ans, sous le nom druidique de «Morgan sixième grand druide de Bretagne» après le décès de Gwenc'hlan Le Scouëzec dont il était l'adjoint depuis 1997.

Ce cadre de La Poste, délégué régional du syndicat Force Ouvrière, au physique de rugbyman, n'est pas tombé dans la marmite du druide quand il était petit. Il a contracté le virus lors de son retour en Bretagne en 1980, en rencontrant un éleveur de chevaux «haut en couleur», investi dans le tourisme agricole et lui-même druide.

«Je venais de passer quatre ans à La Poste à Paris où je suis rentré en 1976 - pas par vocation - après des études d'allemand. J'ai connu Gwenc'hlan Le Scouëzec, médecin, écrivain et fondateur du Parti communiste breton, à qui je me suis beaucoup attaché», confie Per-Vari.

Ni dieux ni idoles

Per-Vari Kerloc'h (C) nouveau grand druide préside son premier office, le 01 mai 2008 à Arzano, lors de la célébration de la fête de Beltaine en l'honneur du dieu du soleil Belenos
© AFP Photo/Fred Tanneau

Le grand druide Gwenc'hlan a donné «une nouvelle dimension» à la Gorsedd bretonne -société de pensée créée à Guingamp en 1900 et reconnue par l'archidruide de Galles- en reconnaissant la déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 et en «dégageant quelques éléments extrémistes de la fraternité des druides».

Et Per-Vari, né à Douarnenez en 1952 dans une famille qui parlait le breton, de monter dans la hiérarchie: de barde (musicien et écrivain) avec la saie (robe sans ceinture) bleue, il devient «porteur du glaive» et rejoint la garde rapprochée du grand druide avant d'être nommé grand druide adjoint.

«La Gorsedd de Bretagne n'est pas une secte, ni une religion. C'est un cercle philosophique proche de la franc-maçonnerie. Nous n'adorons ni dieux ni idoles, mais nous respectons les croyances des uns et des autres», insiste-t-il.

À l'été 2010, le grand druide de Bretagne a tapé du poing sur la table lors de l'expulsion des Roms de France. «Nous ne prenons pas souvent position, mais là, la stigmatisation d'un groupe humain nous a choqués», s'indigne-t-il.

Régulièrement, des couples sollicitent la Gorsedd pour célébrer une «union sacrée et spirituelle sans passer par le canal religieux». Les cérémonies, une dizaine par an (en breton et en plein air) sont «liées aux forces naturelles».

«J'ai marié des Bretons, des personnes de confessions ou de nationalités différentes, des hétérosexuels et des homosexuels. Ça ne nous pose pas de problème», déclare le grand druide car selon le druidisme «l'amour est la seule loi des époux. Quand il n'y a plus d'amour, il n'y a plus de mariage».

MicasaCanoë VoyagesLifewise
25 mai 2013

Galeries d'images

Partenaires

Horoscope