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Rentrée scolaire - Retour à l’école pénible pour les familles à faibles revenus
Des familles à faible revenu récupèrent les différents items offert gratuitement par la Mission Bon Accueil à l'occasion de l'événement Rentrée la Tête Haute tenu au Centre Multiservice de la Mission Bon Accueil
© Sébastien St-Jean/Agence QMI
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Rentrée scolaire

Retour à l’école pénible pour les familles à faibles revenus

La rentrée scolaire exige des dépenses considérables de la part de familles à faibles revenus qui ne peuvent souvent pas se permettre de tels frais.
Par Sarah Bélisle
Parution
Août 2011

Pub.
Le retour sur les bancs d’école coïncide avec le paiement des camps de jours, l’achat de vêtements pour l’automne et tous les frais scolaires (inscription, manuels, effets scolaires, etc.).

«Ce ne sont pas seulement les gens sur l’assurance sociale qui n’arrivent pas durant cette période. Les petits salariés aussi», observe Sylvie Rochette, directrice générale du Regroupement des Magasins Partage de l’île de Montréal.

«Des familles dont les deux parents travaillent et qui n’arrivent pas, on ne voyait pas ça il y a trois ou quatre ans, précise-t-elle. Aujourd’hui, oui».

À Montréal, un enfant sur trois est issu de famille défavorisée et 26 % vivent sous le seuil de la pauvreté.

«C’est important que les enfants soient fiers de retourner à l’école avec des effets et des vêtements neufs, assure Cyril Morgan, président-directeur général de la Mission Bon Accueil. Ça aide à diminuer le décrochage scolaire et à arrêter le cycle de la pauvreté».

Ainsi, des organismes communautaires, tels la Mission et les Magasins partages, dispensent des milliers de sacs à dos bourrés de matériel scolaire aux familles à faibles revenus afin de les aider à faire face aux autres dépenses encourues pendant la rentrée.

«Je n’aurais pas forcément les moyens de payer tout ça», explique Élise Angelina Yimdjo, mère de quatre enfants. Elle-même étudiante, alors que son mari n’a pas d’emploi, elle profite de ce répit. «On devrait se serrer la ceinture sans ce coup de pouce», avoue-t-elle.

Nayma Zahhar pigerait plutôt dans ses économies, alors qu’une autre mère devrait diminuer considérablement les dépenses de son foyer pour arriver à payer le matériel scolaire de ses deux enfants.

Des sacs à dos pour soulager les familles défavorisées

La Mission Bon Accueil offre des sacs d’école remplis d’effets scolaires d’une valeur de 175 $ et des vêtements dans le cadre de son événement «Rentrée la tête haute», ce jeudi et vendredi.

Au terme de ces deux jours, ce sont 2 200 écoliers qui auront reçu la plupart des effets scolaires qui leur seront indispensables à la rentrée des classes. Des crayons, cartables, cahier et autres fournitures.

Sur place, l’ambiance est festive. Les enfants ont droits à des promenades en poney, de l’animation et du pop corn.

Inscrites à ces deux journées, uniquement les familles à faibles revenus ou encore qui vivent sous le seuil de la pauvreté sélectionnées par la Mission. «S’ils partent d’ici avec le sourire, notre mission sera accomplie», lance le président-directeur général de l’organisme, Cyril Morgan.

Un coup de pouce grandement apprécié des parents présents. «C’est une chose magnifique, s’exclame Julie Martinez, mère de deux enfants. Maintenant, on peut acheter le reste».

Saida Ben Brèm s’endetterait sans hésiter pour payer l’école à ses enfants sans l’aide de la Mission. Pour elle, la scolarité de ses enfants est primordiale, mais «il y a juste mon mari qui travaille dans la famille», explique-t-elle.


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