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Le directeur de l'école secondaire Armand-Corbeil à Terrebonne, Jean Robitaille, croit qu'il faut d'abord et avant tout être attentif aux changements de comportement chez les jeunes. Il est aussi possible d'éviter l'isolement de l'enfant en donnant accès à l'ordinateur que dans une partie publique de la maison pour empêcher qu'il soit seul avec son problème.
Jean Robitaille estime qu'un partenariat entre l'établissement scolaire et la maison doit être développé. Les parents et les enseignants ont une relation privilégiée avec les jeunes leur permettant d'identifier les changements dans le comportement et parfois même de détecter la problématique avant qu'elle ne s'envenime. La limite entre ce qui appartient à l'école et ce qui appartient à la famille n'est pas toujours clairement tracée. Si l'école ne peut pas gérer le cyberespace, elle peut en revanche intervenir sur les individus lorsqu'ils fréquentent l'établissement.
Selon Jean Robitaille, il faut s'attarder à la relation que le jeune établit en domination et pas seulement en victime. Il faut être attentif, car l'enfant pourrait être l'intimidateur sans que les parents ne se doutent de quoi que ce soit. Il existe un véritable «gain de pouvoir» pour les jeunes qui intimident et harcèlent sur internet.
«Avec l'anonymat, les jeunes ne mesurent pas l'impact, la portée et la permanence des mots», confirme Jean Robitaille. «L'intimidateur n'est pas nécessairement méchant, mais c'est quelqu'un de négligeant.»
Les services d'éducation spécialisée des écoles peuvent soutenir les élèves. Il existe aussi des programmes dont «Les pairs aidants» qui est une formation donnée par un organisme d'aide et de référence pour les jeunes dans le but d'intervenir afin d'éviter des cas de suicide. Adaptée, cette formation permet à des élèves d'observer et d'accompagner d'autres jeunes en difficultés, qu'ils soient aux prises avec des problèmes d'intimidation, de relations amoureuses ou autres.
Pour le technopédagogue Néo-Brunswickois Jacques Cool, il faut simplement «savoir intervenir à temps». Les jeunes peuvent envoyer des messages à peine voilés ou codés. Il est de la responsabilité des parents et des adultes qui entourent l'enfant d'ouvrir la communication au moindre doute.
Selon un sondage CROP effectué en février 2011 dans le réseau scolaire pour le compte de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), 81% des victimes de cyber intimidation seraient des élèves et dans 79% des cas, les victimes connaîtraient l'auteur ou les auteurs de la cyber intimidation à leur égard.
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