Gigantesque casting d'enfants

Gigantesque casting d'enfants

«Cette journée était quand même assez exceptionnelle», raconte Margot Vidonne, 12 ans.|Photo: AFP 

Agnes Pedrero Ostertag

Dernière mise à jour: 13-11-2012 | 07h12

Dans la foulée il imagine déjà une Fashion Week Kids au Qatar.

Sur les 1500 inscrits, 150 seront présélectionnés pour participer à la sélection finale de 10 jeunes mannequins le 2 février dans la station de ski de Verbier en Suisse.

Les heureux élus recevront en cadeau leur pressbook professionnel et réaliseront les photos des pages mode de l'édition Printemps/Eté 2013 du magazine Babybook Enfant, qui présente les collections junior de marques de luxe comme Dior, Jean Paul Gaultier ou Armani.

C'est la 5e édition de ce casting organisée par Babybook, une revue sur les enfants pour parents aisés. Elle appartient à Helvetica Media, une société genevoise mise sur pied en 2008 par Richard Blat, un Français de 35 ans au «parcours atypique» qui n'a pas fait d'études et se dit «autodidacte».

«Chaque année le casting monte en puissance, on est passé de 500 à plus de 1.500 enfants pour ce plus grand casting de Suisse mais également d'Europe», annonce à l'AFP M. Blat.

Originaire de Salon-de-Provence, dans le sud de la France, il a débarqué il y a 12 ans à Genève, où il travaille comme serveur, puis devient commercial chez MCK Media, qui s'occupe de l'édition de différents médias. Il rachète ensuite des parts de cette société, et devient directeur de publication de la revue «Se marier».

En 2005, il lance le salon du mariage pour la Suisse romande, puis revend ses parts chez MCK Media pour fonder en 2008 Helvetica Media, consacrée à ce que M. Blat appelle «la niche familiale»: allant du magazine Babybook (un semestriel avec 30 000 exemplaires) au site de rencontres pour parents célibataires (parentsolo.ch, 20 000 membres) résidents en Suisse.

Sur les autres sites, soulève M. Blat, «les papas n'osaient pas dire qu'ils étaient papa de peur de perdre des opportunités» de rencontres.

M. Blat souhaite aussi exporter son magazine «très haut de gamme» vers les Émirats arabes unis et le Qatar, des pays «très famille» qui aiment «tout ce qui est bling-bling».

Il est par ailleurs «en discussion» avec quelques groupes pour créer une Fashion Week Kids au Qatar, où des enfants feraient office de top models et porteraient les collections des marques de luxe.

Les parents doivent payer 50 francs suisses (40 euros) par enfant inscrit. Les gains non publiés seront, selon les organisateurs, intégralement reversés à la Fondation Sanfillipo pour la recherche en faveur des enfants atteints de la mucopolysaccharidose.

Les coûts de l'événement (de 150 000 à 200 000 francs suisses) sont financés grâce à des accords publicitaires, explique l'entrepreneur, père d'un garçon d'un an et demi.

Si le Français déborde de projets, il dit penser avant tout aux enfants et à ce qu'ils s'amusent. «L'objectif c'est vraiment pas de faire un casting américanisé, on vient au naturel (...) passer un bon moment», dit-il.

Susana Mendez, une des photographes, le confirme: le casting «est vraiment un jeu, (...) les grands sont un peu plus timides».

«Cette journée était quand même assez exceptionnelle», raconte ainsi Margot Vidonne, 12 ans, originaire de la commune de Chens-sur-Léman, en Haute-Savoie en France.

C'est la première fois qu'elle participe à un tel évènement. Arrivée à Genève à 11H00 avec ses parents et sa soeur Charline (10 ans), elle a attendue près de deux heures dans une gigantesque salle d'exposition avant d'être coiffée pour la photo.


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