Dans les coulisses du défilé annuel de Victoria's Secret

Dans les coulisses du défilé annuel de Victoria's Secret

Défilé de Victoria's Secret, le 7 novembre 2012 à New York | Bryan Bedder/Getty Images 

Marie-Joëlle Parent

Dernière mise à jour: 08-11-2012 | 12h02

Ce défilé, c'est un peu l'équivalent du Super Bowl pour l'industrie de la mode. Voici ce qui se passe à l’arrière-scène de cette méga production.
«C'est définitivement le Super Bowl du mannequinat, s'est exclamé le mannequin Lily Aldridge, la tête dans un nuage de fixatif. Tous les mannequins de l'heure sont ici, toutes les filles se battent pour être sélectionnées.»

Dans l'industrie de la mode, c'est en effet un défilé très convoité, tout comme le numéro maillots de Sports Illustrated. Les mannequins rêvent tous de devenir un «ange». Il y a beaucoup d'appelées, mais très peu d'élues. En audition, elles n'ont que deux minutes pour convaincre qu'elles ont ce qu'il faut pour se mériter une paire d'ailes.

Le spectacle, qui en est à sa 17e édition, est doté d'un budget d'une douzaine de millions de dollars et est regardé par près de 10 millions de personnes chaque année. Le défilé a été enregistré mercredi soir, mais sera diffusé le 4 décembre sur le réseau CBS aux États-Unis et sur Global au Canada. Vous y verrez, entre les tableaux de sous-vêtements, des performances de Bruno Mars, Rihanna et Justin Bieber.

Paillettes et mitraillettes

Pour visiter les coulisses du défilé, il faut d'abord passer par un contrôle de sécurité. C'est une véritable forteresse. L'équipement des journalistes est reniflé par des chiens dépisteurs. On comprend mieux pourquoi, quand on découvre au 4e étage une salle remplie de top-modèles en peignoirs de soie rose.

Elles sont faciles à repérer, chacune est entourée d'un essaim de photographes. Il fait une chaleur tropicale dans la salle. Les photographes, maquilleurs, coiffeurs et assistants se bousculent devant chaque mannequin. Les «anges» semblent complètement imperméables à la frénésie. Elles ont le nez dans leur iPhone ou dans le buffet.

Dans le coin de la pièce, le fameux soutien-gorge Fantasy est exposé. Il s'agit d'une création spéciale pour le défilé, porté par le mannequin brésilien Alessandra Ambrosio. L'item est évalué à 2,5 millions $ et comprend 5200 pierres précieuses et de l'or rose 19 carats. Il vient aussi avec un garde du corps. Qu'adviendra-t-il du sous-vêtement une fois le défilé terminé? «Il est à vendre, on espère qu'un homme va se manifester pour l'acheter pour sa femme, sa copine ou sa maîtresse!» a dit la représentante de London Jewelers.

Si dans le passé la plupart des visages étaient connus (Gisèle, Heidi Klum, Naomi Cambell), c'est aujourd'hui une nouvelle génération de mannequins qui a pris le relais avec des femmes comme Candice Swanepoel, Erin Heatherton (qui aux dernières nouvelles fréquentait Leonardo DiCaprio), Lily Aldridge (qui fréquente un des membres de Kings of Leon) et Behati Prinsloo (qui fréquente Adam Levine de Maroon Five).

Ça peut sembler facile de l’extérieur, mais les «anges» doivent marcher juchés sur des talons Nicholas Kirkwood de six pouces de haut, tout en portant des ailes de cinq pieds de large qui pèsent 20 livres et écrasent les omoplates. À chacun son métier.

Cette année, le défilé a été enregistré une semaine après le passage dévastateur de l'ouragan Sandy sur New York. Le défilé a lieu depuis trois ans dans un manège militaire, le Lexington Armory, qui sert aussi de base en ce moment pour les opérations de secours des sinistrés.

La garde nationale et les mannequins se partagent donc le même édifice et ce n'est pas les militaires qui vont s'en plaindre. Wired Magazine a rapporté que Victoria's Secret aurait prêté huit génératrices pour venir en aide à l'armée au plus fort de la tempête.

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