Femme d'aujourd'hui

Le burusera

Le burusera

Ici, on parle tout autant de traces de sécrétions vaginales que d’urine ou même de menstruations...|Photo: Fotolia

Dernière mise à jour: 12-09-2012 | 12h39

Une attirance aux multiples facettes

Cette tendance est apparue au début des années 90, après que des hommes d'affaires japonais ont lancé un réseau de distributeurs automatiques vendant, dans un emballage, les petites culottes usagées de jeunes étudiantes. Aussitôt, une mode était née. Ce genre de fétichisme s'étend également à tout objet personnel déjà utilisé ou porté par des jeunes filles, tels les bas, les chaussettes, les bas nylon et les sousvêtements, de tous les tissus et de tous les formats.

Le nom burusera désigne tout autant le fétichisme que le marché des sous-vêtements usagés lui-même. Ceux-ci sont vendus dans des boutiques spécialisées, dans des distributeurs automatiques ou sur internet.

Le burusera regroupe également toutes les formes d'attirances sexuelles se rapportant aux sous-vêtements: on pense notamment à ces hommes qui aiment s'habiller en femmes et à ceux qui cherchent à explorer l'intimité d'une inconnue en ayant accès à ses odeurs corporelles. Paradoxalement, plus la culotte aura été portée longtemps (parfois jusqu'à six jours), plus elle aura de la valeur sur le marché, puisqu'elle sera plus souillée et plus odorante... L'amateur de ce genre de fétiche cherchera d'abord un style de culotte bien précis. Il en passera ensuite la commande à une jeune femme qui vend ses sous-vêtements personnels sur internet, ou bien il se rendra dans un commerce. Que ce soit en boutique ou sur le Net, l'achat est généralement accompagné d'une photo ou d'un message de la propriétaire de ladite culotte.

Un marché en croissance

La clientèle habituelle de ce commerce est constituée d'hommes d'un certain âge, qui cherchent par ce moyen une façon de partager l'intimité d'une jolie jeune femme... et ici, on parle tout autant de traces de sécrétions vaginales que d'urine ou même de menstruations...

Les jeunes étudiantes, de leur côté, ne se gênent pas pour répondre à la demande en créant des sites internet afin de vendre leurs sous-vêtements, ce qui leur permet ainsi de payer facilement leurs études. Une culotte se vend entre 30 et 90 euros (soit entre 38 et 115 dollars canadiens), et la demande est toujours croissante.

Les plus déterminées d'entre elles vont même jusqu'à enlever leur culotte devant leur client pour la lui remettre directement et ainsi lui prouver qu'elle a bel et bien été portée. On appelle cela le namasera (nama signifie frais). Les plus audacieuses vont quant à elles offrir au client de sentir la petite culotte directement sur elles. On les appelle kagaseya (renifleuses), un terme plutôt clair, on s'entend...

Une autre version de ce fétichisme se nomme le panchira. Ce terme désigne l'envie de regarder sous la jupe d'une jeune femme pour voir la culotte qu'elle porte ainsi que l'envie de toucher le tissu ou de le renifler à pleins poumons... Présentement, toutes ces tendances se répandent petit à petit ailleurs dans le monde, notamment en France, mais c'est bien au Japon qu'elles sont nées.

Le Japon offre également aux amateurs de burusera à tendance voyeuriste des bars où le sol est fait de miroirs, question de pouvoir facilement se rincer l'oeil en sirotant un drink...

Comme on le constate, il y en a pour tous les goûts au Japon et, si ce n'est pas de façon générale que les Japonais s'adonnent à ce genre de plaisirs particuliers, le domaine des possibilités y dépasse largement notre imagination d'Occidentaux. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous explorerons d'autres tendances tout aussi farfelues dans cette même chronique prochainement.


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