Les sexualités «alternatives» de plus en plus populaires

Salon de l'Amour et de la Séduction - Les sexualités «alternatives» de plus en plus populaires

Le Défilé de Mode Dentelle et Latex du salon de l'amour et de la séduction à la place Bonaventure, à Montréal. | Photo Agence QMI 

Emmanuel Delacour | Agence QMI

Dernière mise à jour: 22-01-2013 | 16h37

Rencontré au Salon de l’Amour et de la Séduction à Montréal dimanche, Stephen (mieux connu sous son nom de scène Lord-Saxnot) parle du phénomène de la popularisation des sexualités «alternatives».

«Il y a moins de 10 ans le “Bondage, Discipline, Domination, Soumission, Sadomasochisme” (BDSM) se faisait en privé dans les chambres à coucher. Avec l’arrivée d’Internet, une foule d’informations est devenue disponible à tous», a-t-il expliqué. Amateur de BDSM depuis 30 ans, celui-ci a vu cette forme de fétichisme s’immiscer dans la culture populaire à cause de romans tels que Cinquante nuances de Grey , et ce, pour le meilleur et pour le pire.

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Le Défilé de Mode Dentelle et Latex du salon de l'amour et de la séduction à la place Bonaventure, à Montréal.
«Certains couples se lancent là-dedans sans trop savoir comment s’y prendre et ça peut être dangereux. Il faut connaître les règles de sécurité, les “safe-words” quand on s’adonne au ligotage de notre partenaire», a-t-il indiqué.

Pour bien illustrer ce fait, le spécialiste a sorti de son déguisement (une soutane de prêtre protestant) une carte de secouriste certifié de la Croix rouge.

La sexologue et animatrice de radio, Laurie Betito, précise qu’il existe encore beaucoup d’incompréhension par rapport au milieu BDSM. «La relation entre les protagonistes du roman Cinquante nuances de Grey est parfois dégradante, ce qui est complètement à l’opposé de la philosophie du BDSM. Les pratiques de soumission doivent se faire de façon consensuelle», a-t-elle affirmé.

Toutefois, Mme Betito pense qu’il est positif que différentes formes de pratiques sexuelles fassent leur apparition dans la culture populaire. «Cela peut piquer la curiosité des gens et les amener à découvrir une facette de leur sexualité qu’ils ne soupçonnent pas», a-t-elle ajouté.

Frank Mondeose, promoteur et créateur de Monde Osé, une entreprise qui se spécialise dans les soirées dansantes, érotiques et burlesques, est du même avis. M. Mondeose qui est partenaire du Salon de l’Amour et de la Séduction depuis quatre ans croit que la littérature érotique change peu à peu l’industrie du sexe.

«Les hommes consomment surtout des films pornographiques, alors que plusieurs femmes sont attirées vers la littérature érotique et explicite. Si des livres comme “Cinquante nuances de Grey” peuvent amener un équilibre dans l’industrie, c’est pour le mieux», a dit M. Mondeose.

 

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