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Être une maîtresse
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Être une maîtresse

On se dit que ça ne nous arrivera jamais, qu'on ne se laissera jamais prendre au piège, mais, surtout, on juge celles qui semblent se complaire dans ce genre de statut. Au fait, qui sont-elles, les femmes qui choisissent d'être des maîtresses? Voici un portrait... sans jugement!
Par Amélie Cournoyer
Femme d'aujourd'hui

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On ne sait plus comment ni pourquoi ce qui est arrivé est arrivé; mais, ça y est, on est une maîtresse, une amante, une briseuse de ménage! Les sentiments de honte, de joie, de culpabilité et d'extase qu'on éprouve se succèdent. On n'a jamais espéré prendre ce rôle; maintenant qu'on l'a, c'est quoi, le plan? «Tout dépend de la femme, évidemment, explique la sexologue clinicienne et psychothérapeute Sylviane Larose. On ne peut pas prévoir la façon dont on réagira dans une telle situation. Certaines femmes ne choisissent pas ce statut de grand coeur, mais elles finissent par l'accepter, en espérant souvent que ça changera; d'autres sont carrément à la recherche de ce type de relation, soit parce qu'elles ne sont pas prêtes à s'engager, soit parce qu'elles aiment l'excitation, l'intensité et les cachettes.»

Liberté!

S'il y a des femmes qui choisissent délibérément le rôle d'amante, c'est parce que ça leur convient. Elles ont souvent soif de liberté, elles ne sont pas prêtes à s'engager, elles n'ont pas de temps à consacrer à une relation sérieuse ou elles ne veulent tout simplement pas tomber amoureuses… Mais elles ont envie d'avoir du (bon) sexe! «Moi, il y a à peu près cinq ans que je vois le même gars en cachette, et ça fait mon affaire, parce que j'ai de la misère à gérer le côté sentimental d'une relation. Lui, il a sa vie avec sa famille; moi, je continue de vivre la mienne avec mes amis, et on se voit quand ça a donne», confie Pascale, 32 ans. On est loin, ici, des femmes qui subissent leur rôle d'amante et pour qui une déception n'attend pas l'autre. «Celles qui deviennent volontairement des maîtresses sont souvent des personnes très occupées qui ne veulent pas s'investir et qui associent des obligations au sentiment amoureux. Elles recherchent donc une relation sexuelle et écartent tout le reste», explique Sylviane Larose. Contrairement à celles qui ont l'impression d'être en stand-by et qui sentent qu'elles passent toujours en deuxième, ces maîtresses assumées trouvent leur compte dans les rencontres imprévues ou de dernière minute et ne se gênent pas pour refuser une invitation qui ne rentre pas dans leur horaire.

La routine tue

La maîtresse assumée se vante souvent de ne vivre que les bons côtés d'une relation sans avoir à s'en taper les inconvénients: elle ne tombe jamais dans la routine, elle ne subit pas les défauts de l'autre, son désir est toujours à son apogée, et le sexe, à son meilleur... Par contre, elle doit mettre une croix sur les sentiments. «Les relations extraconjugales fonctionnent sur le même principe que les fuck friends: il faut garder la tête froide et une distance émotive», souligne la sexologue. Si, pour certaines, ce genre d'expérience tourne en enfer, il y en a pour qui ça fonctionne très bien, même à long terme... «Ça fait plus de 35 ans que je suis l'amante d'un homme marié, explique Suzanne. Nous nous sommes rencontrés au travail et ç'a été le coup de foudre. Il n'a jamais voulu laisser sa femme, même si je crois qu'elle a eu de forts doutes à un moment donné. Aujourd'hui, il a 72 ans, et moi, j'en ai 60, et nous nous voyons toujours. C'est évident que le sexe a cédé la place à une tendresse partagée; nous sommes comme de vieux amis, des complices, des confidents.»

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MicasaCanoë VoyagesLifewise
25 mai 2013

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