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Le point sur le célibat
La première des choses est de comprendre
les raisons qui font que vous
êtes célibataire. Il existe trois catégories
de célibataires.
La première catégorie
est le célibataire
ravi. Probablement la catégorie dans laquelle tous les célibataires aimeraient se retrouver. Il est heureux
d’être célibataire,
car c’est une situation
qu’il a délibérément
choisie. Cela
ne veut pas dire
que ce type de célibataire
ne connaît que des hauts ou
qu’il ne vagabonde que dans de vertes
prairies. Il connaît certes ses moments
de tristesse et de solitude, mais ces périodes
sont de très courte durée, car il
sait comment meubler ses jours et combler
sa vie.
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Dans la deuxième catégorie, on retrouve
les célibataires frustrés. Ils se
sentent forcés et contraints de l’être:
parce qu’ils ont été délaissés à un moment
dans leur vie et en portent toujours
le ressentiment. Ce sont des célibataires
difficiles à aborder, car la rancoeur
gruge leur vie. Très souffrantes,
ces personnes ne s’entourent souvent
que de gens et d’événements négatifs et
pénibles. Ils ressassent continuellement
le passé et ne savent bâtir ni le présent
ni le futur.
Troisième catégorie: les célibataires
éplorés. Ce sont ceux et celles qui souffrent
de l’absence de quelqu’un qui leur
est cher. Leur tristesse est soit évidente,
soit noyée dans la suractivité. Les célibataires
éplorés qui s’ignorent sont
sans aucun doute ceux qui souffrent le
plus. Le silence (ou plutôt le bruit continuel
dans lequel ils évoluent en s’étourdissant
de mille activités) les emmure,
les condamne à la douleur. Des périodes
de deuil sont nécessaires et utiles et doivent
se faire à un rythme qui est propre
à chacun. En cette matière, il n’y a pas
de place pour la normalité. À chacun sa
vitesse de croisière.
Donc, une fois la catégorie déterminée,
vous saurez à qui vous avez à
faire: c’est-à-dire à vous-même! Il faut
comprendre que les trucs que je vous
propose seront très efficaces si vous acceptez
la situation dans laquelle vous
vous retrouvez, ou êtes en voie d’apprendre
à vivre avec. Mais vous avez
compris que si vous appartenez à une
des deux dernières catégories (frustrés
ou éplorés), un bon ménage s’impose.
Or, comme en quatre ou cinq jours on
ne peut faire des miracles et guérir,
vous pouvez simplement amorcer la réflexion,
ce sera un excellent début.
Quelques trucs
Truc numéro un
Martine Meilleur, dans un texte sur
le site Petitmonde.com dédié à la survie
d’un Noël en solo, nous dit: «Développer
une stratégie antidéprime: une
journée où le moral est au beau fixe,
dresser la liste de toutes les choses
qu’on aime faire, qu’on a toujours
voulu faire, qu’on n’a jamais eu le
temps de faire et qu’on a jamais osé
faire. Les jours où la déprime se pointe
le nez, hop, on n’a qu’à consulter la liste
et à choisir une activité. » Faites-le
maintenant!
Truc numéro deux
Ne restez pas isolé.
C’est le temps de renouer avec vos
amis. Cherchez à vous faire inviter s’il
le faut, au diable l’orgueil mal placé.
Truc numéro trois
Profitez des joies
de l’hiver. Que ce soit la marche, le ski,
la raquette, faites-vous plaisir en prenant
un bol d’air frais tous les jours.
Choisissez des moments dans la journée
qui vous font du bien, durant la
journée quand c’est plus agité ou durant
la soirée quand tout est calme et
que seule la lune vous tient compagnie…
à vous de voir.
Truc numéro quatre
Faites-vous
plaisir. Écoutez la musique qui vous
plaît (pas celle qui vous fait pleurer),
prenez une bonne bouffe au resto, faites
venir un chef à la maison (même si
vous êtes seul) si vous préférez ne pas
sortir, offrez-vous ces chips qui vous
font envie devant un bon film…
Bref, les meilleurs trucs vous seront
inutiles si vous ne mettez pas de coeur à
l’ouvrage. Alors, on se retrousse les
manches et hop! la motivation.
On s’entoure de positif et on cesse
de ruminer… du moins jusqu’au
26 décembre!