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Contrairement à la croyance populaire, le chercheur avance également que cela n’affecte en rien leurs comportements sexuels.
Ce détenteur d’un doctorat en service social en arrive à ce constat au terme d’une étude qu’il a mené pendant deux ans avec Jean-Martin Deslauriers, de l'Université d'Ottawa.
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Au risque de s’attirer les critiques, M. Lajeunesse a constaté que les hommes n’utilisent pas nécessairement la pornographie comme on le pensait.
«Plusieurs en font un usage technique. Il veulent savoir comment faire telle ou telle chose», affirme le chercheur. Il ne s’agit pas de «consommation» au premier sens du terme.
Il ajoute en outre qu’il n’y a aucun lien entre ce qu’un homme veut lorsqu’il se tourne du côté de la pornographie et ce qu’il veut dans la vie réelle.
«Ils ne répètent pas bêtement ce qu’ils ont vu. Il s’agit de fantasme et les hommes font la part des choses», dit-il. Un de ses répondants lui a même dit qu’il n’aurait pas de relation amoureuse avec une actrice pornographique, même s’il en avait la possibilité, puisqu’il serait trop gêné de la présenter à sa mère!
Quelques difficultés
Bien qu’ils aient eu de la difficulté à rencontrer des hommes hétérosexuels de 18 à 25 ans qui fréquentent l’Université et qui ont voulu déballer leurs vies sexuelles à un inconnu pour le bien de la recherche, les deux auteurs ont réussi à interviewer 20 hommes.
Ce nombre peu paraître faible, mais M. Lajeunesse soutient qu’il s’agit d’une étude qualitative, et non quantitative et que « en parlant à 20 hommes, c’est comme si on parlait avec 150 ou 200 hommes » puisque les répondants ont parlé de leurs expériences et des conversations qu’ils ont eu avec des amis sur le sujet, alors qu’ils étaient adolescents.
Les chercheurs espèrent finalement que cette étude servira à briser l’image de la «pornographie toxique» et à enrayer l’image négative entourant cette industrie.