L’homme lui-même, celui qui vit avec
le syndrome de Peter Pan, n’en étant
pas toujours conscient, évolue dans la
vie en se posant beaucoup de questions
qui restent souvent en suspens. Alors
pour savoir si vous vivez avec un Peter
Pan, ou découvrir que vous en êtes un,
je vous invite à la lecture!
Qu'est-ce que ce syndrome?
Le personnage de Peter Pan a été inventé
par James Matthew Barrie au début
du 20e siècle et
il nous le décrit
comme étant un
garçon qui se réfugie
dans un pays
imaginaire pour
fuir toutes les responsabilités
reliées
au monde adulte.
Peter Pan souhaite
rester un enfant insouciant,
bien qu’il
grandisse et
vieillisse.
En 1983,
Dan Kiley publie
un livre qui s’intitule
Le syndrome de Peter Pan. Même si
ce psychologue connaît un immense
succès avec cette publication, il n’en demeure
pas moins que le concept du syndrome
soulève la controverse auprès du
monde psychiatrique.
Ceux qui souffrent du syndrome de
Peter Pan sont des hommes. On les décrit
comme étant immatures, qui refusent
les responsabilités, qui ont une tendance
à la manipulation et des comportements
jugés narcissiques. On
considère que leur développement affectif
et émotionnel est resté bloqué au stade
de l’adolescence. Le déni l’emporte et l’aspect
impulsif de la personnalité ressort
car, bien souvent, ce sont les émotions
qui guident les actions ou les réactions.
Les stades du syndrome
L’auteur du livre
Le syndrome de Peter
Pan, ces hommes qui ont refusé de
grandir publié aux éditions Robert Laffont
en 1983, nous décrit divers stade
pour préciser la personnalité et le profil
social de la victime du syndrome. En
voici la description résumée:
De douze à dix-sept ans:
quatre symptômes fondamentaux se développent,
à des degrés divers: irresponsabilité,
angoisse, solitude et conflit
à l’égard sexuel.
De dix-huit à vingt-deux ans:
extension du «refus»; narcissisme et
«machisme» dominent le comportement.
De vingt-trois à vingt-cinq ans:
période de crise aiguë au cours de la
quelle la victime peut chercher de l’aide
et se plaindre d’une vague insatisfaction
devant la vie dans son ensemble.
Souvent interprétée comme normale
par les médecins ou les thérapeutes.
De vingt-six à trente ans: la victime
s’installe dans la phase chronique,
jouant le rôle de l’adulte «mûr».
À partir de quarante-cinq ans:
dépression et agitation augmentent
contre un style de vie non désirée et
vide et la victime tente de retrouver
sa jeunesse.
Les hommes qui sont victimes du
syndrome de Peter Pan ne parviennent
pas à se faire de vrais amis car ils sont
incapables de démontrer un lien réel
d’attachement ou d’intérêt. Ces
hommes paniquent à l’idée de rester
seuls et c’est pourquoi ils sont continuellement
à la recherche d’amis (même
s’ils ne lient aucun lien durable). Ils
sont sensibles au rejet mais à l’inverse,
ils ont tendance à blâmer les autres facilement.
Ils aiment être le centre d’attention
et entouré de beaucoup de gens.
Certains développent des attitudes
machistes, ce qui rend les relations avec
les femmes très ardues. Souvent, ils
croient que la relation avec une partenaire
doit être comme celle d’une mère
à l’égard de son enfant: amour inconditionnel
et positif. Et pour vérifier cet
amour, il n’hésitera pas à «tester» souvent
la relation en poussant les limites
et en mettant l’autre à l’épreuve.
Les années passent et les victimes du
syndrome ont la vive impression qu’ils
n’ont rien fait de leur vie, de là un sentiment
de culpabilité. Il n’est donc pas rare
que ces hommes sombrent dans la dépendance
à la drogue, l’alcool ou tentent
de mettre fin à leur vie.
(
source:
fédération AAPEL)
Il ne faut donc pas laisser les choses
aller en se mettant la tête dans le sable.
La meilleure chose à faire est d’aller
chercher de l’aide! On retire les collants
et on porte le pantalon!