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Votre vie vos amours - Le syndrome de Peter Pan
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Votre vie vos amours

Le syndrome de Peter Pan

Et bien non, même si je suis une «fan» inconditionnelle de Disney, je ne vous entretiendrai pas aujourd’hui de ce personnage, l’homme en collant qui s’enfuit au pays de «Nulle part»! Aussi rigolo puisse-t-il être, ce terme est en fait un désordre important qui cause du souci à tout l’entourage de la personne qui en souffre.
Par Julie Pelletier
Parution
22 février 2009
Pub.
L’homme lui-même, celui qui vit avec le syndrome de Peter Pan, n’en étant pas toujours conscient, évolue dans la vie en se posant beaucoup de questions qui restent souvent en suspens. Alors pour savoir si vous vivez avec un Peter Pan, ou découvrir que vous en êtes un, je vous invite à la lecture!


Qu'est-ce que ce syndrome?


Le personnage de Peter Pan a été inventé par James Matthew Barrie au début du 20e siècle et il nous le décrit comme étant un garçon qui se réfugie dans un pays imaginaire pour fuir toutes les responsabilités reliées au monde adulte. Peter Pan souhaite rester un enfant insouciant, bien qu’il grandisse et vieillisse.

En 1983, Dan Kiley publie un livre qui s’intitule Le syndrome de Peter Pan. Même si ce psychologue connaît un immense succès avec cette publication, il n’en demeure pas moins que le concept du syndrome soulève la controverse auprès du monde psychiatrique.

Ceux qui souffrent du syndrome de Peter Pan sont des hommes. On les décrit comme étant immatures, qui refusent les responsabilités, qui ont une tendance à la manipulation et des comportements jugés narcissiques. On considère que leur développement affectif et émotionnel est resté bloqué au stade de l’adolescence. Le déni l’emporte et l’aspect impulsif de la personnalité ressort car, bien souvent, ce sont les émotions qui guident les actions ou les réactions.



Les stades du syndrome


L’auteur du livre Le syndrome de Peter Pan, ces hommes qui ont refusé de grandir publié aux éditions Robert Laffont en 1983, nous décrit divers stade pour préciser la personnalité et le profil social de la victime du syndrome. En voici la description résumée:

De douze à dix-sept ans:
quatre symptômes fondamentaux se développent, à des degrés divers: irresponsabilité, angoisse, solitude et conflit à l’égard sexuel.

De dix-huit à vingt-deux ans:
extension du «refus»; narcissisme et «machisme» dominent le comportement.

De vingt-trois à vingt-cinq ans:
période de crise aiguë au cours de la quelle la victime peut chercher de l’aide et se plaindre d’une vague insatisfaction devant la vie dans son ensemble. Souvent interprétée comme normale par les médecins ou les thérapeutes.

De vingt-six à trente ans:
la victime s’installe dans la phase chronique, jouant le rôle de l’adulte «mûr».

À partir de quarante-cinq ans:
dépression et agitation augmentent contre un style de vie non désirée et vide et la victime tente de retrouver sa jeunesse.


Les hommes qui sont victimes du syndrome de Peter Pan ne parviennent pas à se faire de vrais amis car ils sont incapables de démontrer un lien réel d’attachement ou d’intérêt. Ces hommes paniquent à l’idée de rester seuls et c’est pourquoi ils sont continuellement à la recherche d’amis (même s’ils ne lient aucun lien durable). Ils sont sensibles au rejet mais à l’inverse, ils ont tendance à blâmer les autres facilement. Ils aiment être le centre d’attention et entouré de beaucoup de gens.

Certains développent des attitudes machistes, ce qui rend les relations avec les femmes très ardues. Souvent, ils croient que la relation avec une partenaire doit être comme celle d’une mère à l’égard de son enfant: amour inconditionnel et positif. Et pour vérifier cet amour, il n’hésitera pas à «tester» souvent la relation en poussant les limites et en mettant l’autre à l’épreuve.

Les années passent et les victimes du syndrome ont la vive impression qu’ils n’ont rien fait de leur vie, de là un sentiment de culpabilité. Il n’est donc pas rare que ces hommes sombrent dans la dépendance à la drogue, l’alcool ou tentent de mettre fin à leur vie.
(source: fédération AAPEL)

Il ne faut donc pas laisser les choses aller en se mettant la tête dans le sable. La meilleure chose à faire est d’aller chercher de l’aide! On retire les collants et on porte le pantalon!

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