Est-ce que les hommes seraient plus francs ou moins gêné d’avouer avoir été tenté de cruiser/consommer une collègue de travail? Quoi qu’il en soit, il semble que pour les communs des mortels – du moins ceux qui bossent dans un bureau - leur lieu de travail serait un endroit prédestiné à la séduction. La chair est faible chez les cols blancs! Et à l’approche des fêtes et des partys de bureau, décortiquer toutes ces pulsions serait peut-être un cadeau à nous faire!
C’est le conférencier québécois et auteur du bouquin Sexe et flirt au bureau, Alain Samson, qui a été le premier à mettre le doigt sur une vérité peut-être embarrassante: notre milieu de travail serait aphrodisiaque. D’abord parce qu’il est rare qu’on se pointe au bureau les cheveux en bataille, vêtu de vieux pantalon de jogging et des miettes de p’tit déjeuner plein les dents.
Avant de partir au boulot, on prend grand soin de se doucher, déodoriser, maquiller, parfumer, coiffer, et on enfile des vêtements qu’on ne porte évidemment pas le dimanche matin. Tout un code de coquetterie a été instauré pour le milieu de travail. Bref, quand on se pointe au bureau, on se met habituellement sur notre 36. Alors, comment blâmer ceux qui de ne restent pas de marbre devant la petite parade matinale autour de la machine à café?
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Autres lieux, autres mœurs
D’autres éléments contribuent à rendre notre milieu de travail aphrodisiaque. Évidemment, quand un homme partage son heure de lunch avec sa séduisante collègue, il va religieusement s’astreindre à ne pas éructer ou se gratter l’entrejambe, alors qu’une fois de retour à la maison, il y ait de bonnes chances que ce même Adonis rote et «flatule» à qui mieux-mieux en se foutant éperdument de sa blonde!
Aussi: notre milieu de travail est propice aux échanges, aux confidences entre collègues. Ainsi qu’aux compliments sur votre nouveau décolleté ou encore sur cette adorable jupe si bien taillée qui fait de votre chute de reins, une affolante invitation à la tentation!
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Enfin, quand on travaille de longues heures avec un collègue sur un dossier conjoint, un sentiment d’accomplissement commun et d’affiliation se crée. On se dit «ensemble, on forme une équipe gagnante, il me semble qu’on pourrait poursuivre l’aventure commune un peu plus loin...»
Si ces quelques éléments expliquent brièvement comment notre milieu professionnel peut se donner des airs de
crusing bars, imaginez alors combien explosifs peuvent devenir vos partys de Noël de bureau. Un verre dans le nez, une accumulation de fatigue, une cravate desserrée et un décolleté plus vertigineux que jamais suffiront largement à faire craquer le plus – la plus -
straight de la gang!
Intensément érotique
Plusieurs spécialistes s’entendent pour dire que les relations qui se créent en milieu de travail sont très érotisantes. Ceux qui s’y adonnent recherchent de sensations fortes, de la passion. Oui, le bureau représente l’antre de tous les fantasmes: faire l’amour sur un bureau de travail, une photocopieuse ou dans la salle des archives est considéré comme un des acte les plus excitants pour la majorité des femmes. Et des hommes aussi!
La peur d’être surpris les culottes à terre mêlée à l’excitation de transgresser les règles, de commettre un acte qui ne se fait pas, boostent le désir.
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7 % des femmes affirment avoir déjà eu une relation sexuelle avec un collègue de travail, tandis que 13 % des hommes font le même aveu.
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Cette adjointe à la comptabilité raconte: «Ça faisait trois mois que j’avais été embauchée. Le gars qui avait configuré mon ordinateur me faisait totalement capoté et je me suis mise à le draguer de façon de moins en moins subtile! De nature timide, il ne faisait aucun pas vers moi; alors, je les ai fait et l’ai invité à prendre une bière. Il a accepté. Le lendemain, au bureau, il m’a envoyé un courriel pour me donner un rendez-vous dans la salle informatique et on a baisé avec une fougue incomparable. Suite à cette délirante expérience, on s’est mis à faire l’amour un peu partout: cages d’escalier, toilettes... si les murs des petits racoins de l’édifice pouvaient parler, ils en auraient de toutes les couleurs à confier! Même si notre histoire n’a pas duré longtemps, je garde de cette passion charnelle un souvenir encore très chaud, eh oui, encore après dix ans!»
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