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De façon générale, c’est facile
pour un homme d’avoir un orgasme,
que ça soit seul ou avec
une partenaire. Mais quand il
s’agit des femmes, l’attitude des
hommes se résume à de l’indifférence
ou à un désir de traitement
équitable, tout dépendant
comment vous interprétez les
résultats du Sondage pancanadien
sur le sexe chez les
hommes.
Dans ce sondage Sun Media-
Léger Marketing qui a été effectué
auprès de 1 026 hommes hétérosexuels
de plus de 18 ans, la
semaine dernière, 75 % des répondants
affirment que ce n’est
ni de leur faute, ni de la faute de
leur partenaire si celle-ci n’arrive
pas à avoir un orgasme.
Comme disait Howard Jones,
personne n’est à blâmer.
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«C’est vous qui êtes responsable
de vos orgasmes, pas votre
partenaire, soutient David Mc-
Kenzie, un sexologue de Vancouver.
C’est donc une réponse
très saine.»
Ce n’est pas qu’on s’en fout;
tout le contraire, en fait. 64 %
des hommes interrogés trouvent
qu’il est très important que
leur partenaire ait un orgasme,
et 29 % trouvent que c’est relativement
important.
«La plupart des hommes sont
très attentionnés, tout comme
les femmes, affirme McKenzie.
Quand il est question d’une thérapie
avec un sexologue, ils sont
toujours très enthousiastes à
l’idée d’aider leur partenaire à
atteindre l’orgasme parce que
c’est très excitant pour eux.»
Trop facile
Le problème demeure: c’est
juste trop facile pour les
hommes. Si on se fie au sondage,
les mâles canadiens ont en
moyenne quatre orgasmes par
semaine, la moitié avec leur partenaire
et l’autre par eux-mêmes.
«Les anthropologues croient
que les hommes ont besoin
d’éjaculer (en d’autres mots,
d’avoir un orgasme) à tous les 24
ou 48 heures», déclare Trina
Read, une sexologue de Calgary,
auteure du livre
Til Sex Do Us
Part: Make Your Married Sex Irresistible,
à paraître prochainement.
«C’est leur prédisposition
biologique à vouloir répandre
leur semence», affirme Read, ce
qui sonne à la fois trop médical
et un peu vulgaire.
De surcroît, plusieurs
hommes doivent composer avec
des outils «limités», sans compter
que ce n’est pas toujours facile
d’obtenir le consentement
de notre partenaire. Si nous
donnons tout ce que nous avons
et qu’elle n’y parvient tout simplement
pas, il n’y a plus grand chose
à faire, selon Read.
«J’ai l’impression que les
hommes ont une liste d’aide-mémoires
en tête, dit-elle. Ils
veulent faire plaisir à leur partenaire,
donc ils essayent
quelque chose. Ça ne fonctionne
pas? Ils essayent autre chose.
Toujours pas? Encore autre
chose.
«Je crois que les femmes sont
davantage à blâmer parce
qu’elles ne partagent pas leurs
désirs sexuels avec les hommes,
soutient Read. Il paraît que les
femmes sont émancipées
sexuellement, mais quand il
s’agit d’une relation à long terme,
elles ne le sont pas.
«On se contente de prendre
ce qu’on nous donne et d’aller
s’en plaindre plus tard avec nos
copines. Et les gars n’ont pas
autant de relations sexuelles
qu’ils souhaiteraient.»