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Imaginez-vous que j’ai déniché
pour vous une nouvelle
«catégorie» d’hommes, les
gastrosexuels! Ma curiosité ayant été
piquée, je n’ai pu me retenir de lire la
dépêche. Avec toute la pluie qui nous
est tombée sur la tête cet été, il est
normal que les gastro-entérites
sévissent... mais les gastrosexuels,
alors là!
Entrons dans une nouvelle ère, celle où
des hommes nous séduisent avec leurs talents
culinaires...
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Qui sont ces hommes?
Les femmes hétérosexuelles sont attirées
par des hommes de belle apparence,
ayant un bon salaire et… sachant cuisiner.
C’est du moins ce que nous révèle un sondage
conduit par TNS-Sofres (en Grande-
Bretagne) réalisé en août 2006.
En effet, 48 % des personnes interrogées
ont déclaré qu’un homme sachant faire la
cuisine était plus attirant qu’un «non-initié» dans ce domaine.
Parmi le groupe d’âge 18-34 ans, 23 %
d’entre eux avouent faire la cuisine dans
le but de séduire une éventuelle partenaire.
Chez les couples, 15 % des femmes disent
que leur partenaire cuisine mieux
qu’elles.
Selon le professeur Mélanie Howard de
l’Université de management Henley, «être
impliqué dans la préparation du repas signifie
que vous êtes un homme moderne,
prenant part aux tâches ménagères de la
maison. La cuisine est actuellement la
contribution la plus gratifiante et la plus
créative».
Manger est un besoin essentiel, alors
pourquoi ne pas en faire une activité qui
sort de l’ordinaire? C’est du moins ce
qu’en ont conclu Irène et Pierre-Yves: «Je
cuisinais beaucoup à l’époque de mon premier
mariage. Mon mari venait dîner à la
maison tous les jours et son repas devait
être prêt quand il arrivait. Et ça, c’est
sans parler de ses soupers. Je ne faisais
que ça.
«Heureusement, on n’avait pas d’enfant.
Mes journées se passaient dans la
planification et la préparation des repas.
Sans arrêt. Pas question de bouffe au resto,
monsieur n’aimait pas les autres cuisines. Bonne façon de me tenir derrière
les fourneaux.
«Avec Pierre-Yves, c’est tellement
différent. Lui, c’est sûr que c’est un
gastrosexuel! Il adore cuisiner et il le fait
à merveille. Il m’a séduite comme ça,
d’ailleurs, avec un super-souper et une
bonne bouteille de vin. Mais pas question
de tout lui laisser! Je ne veux pas lui faire
subir ce que j’ai vécu pendant 17 ans. On
se partage tout ça et on cuisine en amoureux.
J’ai d’ailleurs acheté un très beau
tablier pour ça.»
À qui plaisent-ils?
Plaire à quelqu’un relève parfois de
l’exploit et de la ruse. Certains hommes et
certaines femmes utilisent leurs talents
pour convaincre d’éventuels partenaires…
mais parfois ils ne tiennent pas
parole… Ce que l’on voit n’est pas toujours
ce que l’on a!
Nathalie s’est laissé prendre au jeu plus
d’une foi : «Je suis tombée éperdument
amoureuse d’un homme qui prétendait
être très romantique. Il l’a été durant huit
mois. Il m’ouvrait les portes, payait les
factures de resto, m’emmenait en balade
en voiture, m’offrait des fleurs sans
qu’une occasion spéciale l’oblige et j’en
passe. Il cuisinait pour moi aussi. C’est du
moins ce qu’il disait. Mais j’ai su qu’il
achetait de la bouffe d’un traiteur et qu’il
en prenait le crédit. Il faisait semblant.
Après un certain nombre de semaines, ses
attentions ont diminué pour finalement
disparaître complètement.
«Au lit, c’était la même chose. Il était
très attentionné au début, mais ça n’a pas
duré. Je me suis fait avoir souvent par des
menteurs, mais je pense, après avoir travaillé
sur moi, que j’étais la cause de tout
ça. Je cherchais un homme qui saurait
combler tous mes manques. J’avais trop
d’attentes et je lui mettais trop de pression.
Ce n’était pas une raison pour me
mentir, j’avoue, mais il faut que je reconnaisse
quand même que j’avais des torts.»
Donc à qui plaisent les gastrosexuels?
Aux femmes qui aiment manger, aux
femmes qui ne veulent pas cuisiner?
Mais non, tout simplement aux femmes
qui sont sensibles aux charmes d’un homme
portant le tablier. Blague à part, il ne
faut pas croire que la catégorisation d’un
homme le rend meilleur ou moins bon.
La capacité de plaire provient davantage
de ce que l’on est, pas de ce que l’on
peut donner. Et sachons que… tous les
goûts sont dans la nature.
Alors que vous soyez gastrosexuel, métrosexuel,
übersexuel, préhistoricosexuel…
n’oubliez pas d’être vous-même!
C’est comme ça qu’on vous aime.
Belle semaine, à dimanche prochain.