Julien Cayer
Canoë

Bows & Arrows: un café saisonnier

Bows & Arrows: un café saisonnier

Ce torréfacteur «troisième vague» a été fondé en 2011 et est baptisé en hommage à la pièce Bows + Arrows du groupe rock indépendant The Walkmen.Photo Bows & Arrows

Julien Cayer

«On a tendance à l'oublier, mais le café est un produit saisonnier». Robert Freitas sait de quoi il parle. Il est responsable des ventes et du marketing d'un des torréfacteurs de café les plus en vue au Canada, Bows & Arrows.

De son local de Victoria, en Colombie-Britannique, la petite équipe de ce torréfacteur «troisième vague» fondé en 2011 et baptisé en hommage à la pièce Bows + Arrows du groupe rock indépendant The Walkmen, produit en effet des grains distribués d'un océan à l'autre, et même à quelques endroits aux États-Unis.

Les plus attentifs les auront d'ailleurs aperçus dans les cafés de la métropole québécoise. «Montréal est un très beau marché pour nous», souligne Robert Freitas.

La raison de ce succès passe peut-être par l'approche scrupuleuse de Bows & Arrows, qui propose des cafés non pas à longueur d'année, mais plutôt au gré des récoltes, pour mettre en marché le café le plus frais possible.

Comme au restaurant

«La façon dont on voit ça, notre offre de café, c'est comme un menu de saison. Présentement, on en est au menu d'hiver, avec beaucoup de cafés fruités et acides, puisque nous savons qu'il a été récolté il y a peu de temps.»

L'autre aspect qui guide le travail de Bows & Arrows, c'est la relation qu'ils entretiennent avec les producteurs de café et avec l'environnement.

«Nous sommes une entreprise, mais nous ne pouvons faire fi des conditions de vie des fermiers et des terres qui servent à la production du café. On fait le maximum pour bien les payer, mais aussi pour récolter les grains de façon la plus durable possible, en cette ère de changements climatiques.»

Question de savoir si cette éthique de travail se transpose en terme de qualité, nous avons pris le temps de goûter trois variétés de café torréfiées par Bows & Arrows et vendu à la fois dans les cafés du pays et en ligne.

Juan Vuscue (Colombie)

Voilà un café qui ne laisse pas indifférent. Récolté dans la région de Cauca, en Colombie, le Juan Vuscue (c'est le nom du fermier) ne laisse pas sa place en terme d'acidité. Heureusement, quelques notes fruitées de mangue et d'ananas viennent nuancer son attaque acide et en en fait un café qu'on a apprécié en espresso, mais qui se déguste encore mieux en café filtre.

Sero bebes (Papouasie Nouvelle-Guinée)

Un café de la Papouasie-Nouvelle-Guinée? Voilà qui sort du lot, même pour un torréfacteur troisième vague. «Le café de la région indonésienne est reconnu pour être terreux, et celui-ci ne fait pas exception», indique Robert Freitas. En dégustation, on trouvé que cette terre avait aussi des accents de baies, avec une belle rondeur et une acidité moyenne. Encore une fois, très bon en espresso, mais parfois meilleur en filtre selon le torréfacteur, puisque l'espresso a tendance à faire ressortir des notes de fermentation.

Tupac Amaru (Pérou)

Si vous avez déjà goûté à un café de Bows & Arrows, il y a de fortes chances que ce soit le Tupac Amaru, puisque le torréfacteur le tient périodiquement depuis trois ans déjà. De plus, c'est l'un des cafés les plus consensuels de la maison. Le genre de café péruvien qui est très réconfortant, avec de belles notes de caramel et de noix, mais qui possède juste assez d'acidité pour le rendre intéressant. Un bel équilibre, quoi!

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