Andrée-Anne Fréchette
Agence QMI

Le Louis D'or, un fromage qui porte bien son nom

Le Louis D'or, un fromage qui porte bien son nom

Photo: Andrée-Anne Fréchette/Agence QMI

Andrée-Anne Fréchette

Dernière mise à jour: 21-09-2012 | 08h46

À lui seul, le Louis D'or de la Fromagerie du Presbytère a remporté cinq trophées dont le Caseus d'Or, qui couronne le meilleur fromage, toutes catégories confondues.

Le Louis d'Or a été fabriqué pour la première fois en 2009, dans la foulée d'une formation en Poligny, commune française située dans le Jura, reçue par les fromagers Dany Grimard et Jean Morin, ce dernier étant aussi copropriétaire de la fromagerie. Les meules de 40 kg étaient les plus grosses jamais réalisées en sol québécois.

Ce fromage au lait cru a remporté pour la première fois en 2010 le Caseus d'Or. Il remporta en 2011 un prix inespéré, soit celui de Grand Champion du Grand prix des fromages canadiens. Le deuxième Caseus d'Or obtenu cette semaine a donc permis à la fromagerie de mettre la main sur le Caseus Émérite. Pour Jean Morin, «le premier Caseus est très important, mais un deuxième vient confirmer que ce n'était pas un succès coup de vent, que le produit n'est pas gomme balloune».

Initialement, la Fromagerie du Presbytère produisait quatre meules du délicieux fromage par semaine. Depuis, ils ont quadruplé ce volume, mais M. Morin explique être limité par la quantité de lait produit par sa ferme. Soulignons que tous les fromages produits par le Presbytère, sept au total, sont produits à partir du lait biologique provenant de la ferme des frères Jean et Dominique Morin.

Malgré cette réussite qui se consolide année après année, les amateurs ne retrouveront pas ces fromages dans toutes les épiceries. La distribution est limitée aux boutiques spécialisées. « C'est là qu'on atteint la plus belle clientèle et ces boutiques prennent un soin jaloux de nos produits », de dire Jean Morin. Il ajoute que la priorité de son équipe «n'est pas de faire plus, mais mieux».

Valoriser le terroir

Même si les différents fromages de Sainte-Élizabeth-de-Warwick sont grandement appréciés par les clients, de même que par l'industrie, Jean Morin croit que l'important est de «toujours revenir à l'essentiel car le but est de nourrir les gens et il y a plusieurs étapes pour y arriver». C'est pourquoi le travail de son frère Dominique, qui prend soin des animaux et de la ferme, est essentiel.

Comme dans plusieurs domaines, la gloire n'est pas toujours instantanée. «Pour nous, ces prix sont la reconnaissance d'un travail qui a débuté il y a 26 ans, quand on a commencé à faire du biologique», explique Dominique Morin. Les résultats de son travail ne sont souvent visibles qu'un an plus tard, dans la qualité de ses fromages, mais «pour les petits cultivateurs des petits villages, de savoir que nos fromages sont appréciés partout, ça rend heureux», conclut-il.


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