8 octobre 2011
Nouveau Palais Manqué
À la suite de sa transformation et
de sa réouverture, il y a environ
un an, le Nouveau Palais est
rapidement devenu le rendez-vous
branché de la nouvelle
restauration montréalaise.
Malheureusement, lors de mon
passage, j’y ai ressenti une
certaine nonchalance, peut-être
justifiée par une interprétation
bien déstabilisante de
l’expression «simplicité
volontaire», et par la cool
attitude. Un rendez-vous manqué
pour moi, qui avait pourtant très
envie d’aimer l’endroit.
Style de restaurant
Ils sont jeunes,
ils sont branchés, ils ont de super
idées, ils travaillent fort. Ils sont débrouillards,
mais aussi obnubilés par
leur volonté d’être cool et de le faire
voir. Cette cool attitude donne l’impression
que le travail se fait aussi
facilement que l’eau glisse sur les rochers
d’une cascade, sans effort,
mais aussi sans rigueur ni règle élémentaire...
Or, cette simplicité devrait
être muée par un minimum de
discipline, aussi discrète soit-elle, car
rien ne doit être laissé au hasard. Le
laisser-aller ambiant (très tendance
en ce moment) ressenti lors de ma
visite cache une réalité qui risque de
lasser à la longue. Et ne vous méprenez
pas, ça n’a rien à voir avec un
conflit générationnel, au contraire:
j’y suis allé avec un jeune et il n’a pas
trouvé ça cool non plus...
Décor
Ancien diner, véritable institution
du quartier Mile-End, l’endroit
a été repris par de jeunes gens pleins
de bonnes idées. Laissé tel quel, le local
conserve le look qu’on lui
connaissait, mais un petit coup de
pinceau n’aurait peut-être pas fait de
tort. En effet, le petit local, tout en
longueur, ne fait pas vieux, mais il
fait sale et ça, ce n’est pas cool. Surtout
le plancher, vraiment limite. Je
suis persuadé qu’ils pourraient facilement,
le temps d’un week-end, retaper
les lieux à peu de frais et en
faire un nouveau petit palais authentique,
tout en gardant l’esprit et la
nature du concept.
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Cote des internautes
1/5
(Nbre de vote : 1)
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Ambiance
Un point positif, surtout
le soir bien tard, l’ambiance y est
électrique, un endroit parfait si vous
ne voulez pas vous prendre la tête.
Autre point fort, une musique de
fond géniale, pas trop forte, mais assez
pour se laisser porter par elle, allant
d’Arcade Fire à Rufus Wainwright
en passant par Pierre Lapointe
et Ariane Moffat. J’adore!
Clientèle
Francos, anglos, jeunes,
moins jeunes, un melting-pot incroyable,
une petite foule bigarrée.
Les lundis soirs, les gens se retrouvent
pour des dégustations originales,
c’est le jour des «Cookies
Unite» (invitation d’un jeune chef en
devenir à faire découvrir aux clients
ses nouvelles créations culinaires),
une très bonne idée.
Carte des vins
Nous avons pris de
la bière.
Le repas
Que s’est-il donc passé le
soir de ma visite? La chef a du talent,
je le sais. J’ose espérer que c’était
une mauvaise journée.
D’entrée de jeu, le serveur arrive et
me dit «Euh... la soupe du jour, elle
n’est pas prête.» N’ayant pas la
langue dans ma poche, je suggère
qu’il l’appelle dorénavant la soupe du
soir. Bref, je reste cool, je ne suis pas
encore de mauvaise humeur. Pas encore...
Les savoureuses entrées laissent
présager de belles choses. Beignets
de courgette, cinq adorables
bouchées, délicieuses et bien faites.
Tartine de crevettes, «arrivées à la
nage ce matin», me dit le serveur. Et
il avait raison, elles sont fraîches,
tendres comme une caresse, on est
séduit et on se lèche les babines rien
qu’à y penser à la suite.
Mais c’est là que j’ai peu à peu perdu
mon sourire. Burger: viande au goût
de réfrigérateur et de métal intense,
petites frites sèches, mayonnaise insipide,
salade de chou manquant de
sel... Clairement, la chef a manqué
de beaucoup de choses, ce soir-là. Ratés
aussi, les champignons sautés
(pieds de mouton et girolles), commandés
en accompagnement: ils
étaient incroyablement fades. Manqué
aussi, le macaroni au fromage,
sec comme ça ne se peut pas et servi
dans une petite coupe qui ne permettait
même pas de le manger sans en
mettre partout sur la table.
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Combien ça coûte
85$ tout compris
Le quartier
À l’angle de Parc et Bernard
L’adresse
Le Nouveau Palais 281, rue Bernard O. Montréal
Tél.: 514-273-1180
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Enfin, un
onglet servi bien saignant, parfait,
mais accompagné d’un pain de maïs
sec. C’est donc un ensemble de détails
qui m’a laissé un goût amer en
bouche. Au niveau des desserts, une
tarte à la patate douce avec une pâte
qui n’était pas cuite: la chef a dû
manquer de feu aussi! Pourtant l’appareil
était très onctueux, dommage.
Suivi d’un gâteau au fromage trop
ferme. Quand ça va mal, ça va mal...
Le service
Pas de sourire (à part
le premier serveur), nonchalant,
sans passion, sans vie. C’est peut-être
moi le problème?
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Coup de toque Les beignets, les tartines
de crevettes et la musique.
Coup de torchon Manque... de bol!
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