29 janvier 2011
La Montée de lait Prise trois!
Je vous raconte quelque chose d’inusité.
C’est ma troisième visite à La Montée
depuis qu’elle existe, et ce, à trois
adresses différentes. Plus cocasse encore,
c’est qu’à chacune de mes visites,
j’étais accompagné par la même personne:
un chef en visite à Montréal!
| Co-propriétaire et sommelier Hugo Duchesne et les chefs Jonathan Lapierre et Louis-Philippe Breton. © JOCELYN MALETTE/JOURNAL DE MONTRÉAL/QMI |
Style de restaurant
Bistro gourmand,
cuisine du marché, cuisine d’auteur
pour les hauts sommets! Tableau partagé
en quatre sections avec les bouchées
(autour de 3 $), les entrées (autour de 12 $),
les plats principaux (22 $ à 26 $) et les desserts
(7 à 8 $). Je voudrais vous signaler,
chers lecteurs, qu’il y a beaucoup de travail
dans l’assiette, un souci du détail, une
vraie réflexion, tout est judicieusement
pensé, rien n’est masqué. C’est ce que
j’aime dans la cuisine, les chefs qui expriment
d’abord et avant tout, la saveur originelle
du produit afin de le sublimer sans le
spolier, du beau travail!
Décor
Dès votre arrivée au restaurant,
vous remarquerez un grand mur de bouteilles
de vin (vides), puis après quelques
pas, des murs de briques gris et orangé,
plusieurs grands tableaux noirs pour la carte et un autre pour les vins au verre.
Le local est bien aménagé. Banquette à
haut dossier rouge vin, c’est simple,
chaleureux. On aperçoit aussi les cuisiniers
s’activer dans leur cuisine, mais
sans trop en voir, c’est parfait.
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Cote des internautes
4/5
(Nbre de vote : 3)
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Ambiance
Bien sûr, ça dépendra
du jour ou vous irez à La Montée de lait,
mais sachez que vous y aurez toujours
cette sensation de bonhomie, de décontraction.
C’est branché, mais pas trop.
La musique de fond est très agréable et
ne vient jamais déranger les conversations,
c’est sympa!
Clientèle
Les foodies se donnent
rendez-vous à La Montée, donc vous ne
trouverez pas de jeunes gens dansant sur
les tables après 22 h. À La Montée de lait,
la cuisine est reine et les vins sont rois.
Carte des vins
Carte des vins
spectaculaire. Aussi: petite carte
des nouveaux arrivages et tableau
des vins au verre. Très bon sommelier,
sympathique!
Le repas
Pour commencer, puisque
le serveur et sommelier nous encourage
à découvrir les petites bouchées.
Nous nous laissons tenter avec une certaine
excitation pour la rouelle de
queue de boeuf braisée, franchement
délicieuse. Un très bon Tartare de
canard et un calmar frit.
Le tout est servi sur une planche en
bois rectangulaire, outre le décor,
tout ça correspond exactement à ce
que je recherche dans un établissement
comme La Montée de lait: ils
vont au bout du concept et j’aime ça!
Pour avoir une idée des entrées du
chef, nous avons arrêté notre choix
sur le Toast de champignon et oeufs
pochés. Tranche de pain de mie de
boulanger (un peu trop épaisse, cependant)
magnifiée par une compotée
d’oignons bien caramélisés (sans excès).
Les champignons, sublimes de
fraîcheur, à la cuisson exemplaire,
étaient chauds sur le toast et froid
dans son accompagnement (toujours
servi sur une planche en bois carré),
le tout surmonté par l’oeuf poché bien
coulant qui, quand on le coupe, vient
faire une liaison à l’ensemble des
champignons: magnifique de saveurs
franches, un délice!
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Combien ça coûte
85 $ sans le vin, le service et les taxes
Le quartier
Dans un quartier qui avait bien besoin d’un
resto comme la Montée!
L’adresse
La Montée de lait 5171, boul. Saint-Laurent
Montréal 514-273-8846
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En plats principaux, Morue avec fenouil
braisé sur sa base et une chiffonnade
de fenouil en salade servie
froide à son sommet, donnant un
contraste rafraîchissant et croquant
fort agréable, le tout est soutenu par
un bouillon de crustacés façon vierge
(pas tout à fait comme celui de
Michel Guérard, mais c’était franc!).
Puis l’incontournable de la Montée de
lait depuis son début: la poitrine de
porcelet. La viande est fondante, merveilleuse
de saveur, croquante en surface.
Mon invité la dévore avec gourmandise
et me propose de goûter uniquement
un petit morceau de la peau
croquante (sic), il aime tellement ça
qu’il ne veut me laisser que les
miettes... Après quelques secondes
de négociation, je le convaincs de
m’en laisser un peu plus en échange
d’un beau morceau de morue! C’est
agréable de manger en compagnie de
quelqu’un d’aussi gourmand que moi.
Nous avons terminé avec deux desserts,
une croustade aux pommes et
une très belle réalisation: poire pochée,
glace au rhum et petit sablé divin.
Le service
Accueillant, chaleureux
sans être chumy, sympa. On constate
aussi que les différents serveurs
connaissent bien leur métier.
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Coup de toque Cuisine
technique et intelligente en
parfaite harmonie avec le lieu.
Coup de torchon: C’est Jonathan Lapierre-Rehayem,
un chef au parcours étonnant (pour son jeune âge, 24 ans),
qui prendra la relève comme Chef de l’endroit, suite au
départ de Martin Juneau. C’est prometteur!
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