25 juillet 2009
St-Urbain Un sur deux!
Depuis quelques années, les jeunes cuisiniers du Québec ont une ambition bien marquée; celle de voler de leurs propres ailes afin d'être propriétaire de leur restaurant.
Dans la grande
majorité des cas (penser au Kitchen Galerie, L'Inconnu, chez Roger, Joe Beef, La Montée,
Duel, Tapéo, Les trois petits bouchons…) on se rend compte que le succès est là pour les
jeunes chefs de talent. Du succès, j'en souhaite aussi au jeune chef Marc-André Royal, car il
faut du courage pour se lancer en affaire par les temps qui courent !
Décor
Ils démarrent… Le budget
décor des jeunes propriétaires est passé
aux oubliettes. L'argent a plutôt été mis
dans la cuisine (bravo chef!) mais une
petite visite impromptue de Saskia Thuot
de Décore ta vie à Canal vie, ne ferait pas
de mal… Avec quelques dollars, c'est fou
tout ce que l'on peut faire.
Ambiance
Malgré le taux élevé de
décibels, l'atmosphère était tendue, particulière.
Je suis surpris d'avoir ressenti
une certaine froideur malgré le bruit, ça
faisait bizarre.
Toutefois, si vous y allez en groupe,
vous ne remarquerez rien de désagréable.
Style de restaurant
Cuisine inspirée,
beaux produits, prix appuyés. Le local
est sans grand attrait, la cuisine est ouverte
pour voir les cuisiniers s'activer.
La préparation est soignée, la présentation
des assiettes est bien étudiée.
On sent le souci réel de bien faire.
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Cote des internautes
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Clientèle
Le quartier en entier se
réjouit de l'ouverture du St-Urbain. Enfin
un restaurant digne de ce nom dans
Ahuntsic.Il y a toujours l'effet de nouveauté,
mais si le jeune chef Marc-André Royal
suit bien sa partition de l'excellence,
les gourmands viendront de partout.
Carte des vins
Les vins sont inscrits
uniquement sur un grand tableau noir
(qui fait la totalité du mur du restaurant)
et ce n'est pas pratique.
Résultat? Vous devez vous lever de
votre table pour lire et choisir parmi les
vins proposés (comme chez Joe Beef).
C'est un concept que je n'aime pas. Les
clients sont mal à l'aise de regarder pardessus
les épaules et les têtes des clients
qui ont le dos au tableau.
Le repas
Pour commencer, omble de
l'arctique. Cuisson judicieuse (rosé au
centre, bien saisi en surface avec la peau);
l’omble était accompagné d'un nuage
mousseux au citrus et d'un coulis au
citron Meyer. C'était vraiment très bon et
l'exécution d'ensemble était parfaite, un
plat quatre étoiles!
Malheureusement, la deuxième entrée,
asperges sauvages avec oeuf poché, était
décevante. Les minis asperges sauvages,
que j'adore en temps normal, étaient
dures et fades!
Un sur deux!
En plats principaux, flan de porc cuit
longuement, servi avec un ragoût de haricots.
C'était très savoureux. D’accord, le
flan de porc n'est pas aussi réussi qu'à la
Montée, mais c'était vraiment sympathique.
Longe d'agneau (tendre et cuite comme
il se doit) avec quelques légumes. Alors
que nous aurions dû nous satisfaire de ce
plat, ce fut une demi-déception, car rien
dans la conception de cette assiette ne
nous a laissé un bon souvenir. C'était sans
magie!
Un sur deux!
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Combien ça coûte
131 $ pour deux, tout compris avec trois verres
de vin.
Le quartier
Au coin de Fleury et St-Urbain
L’adresse
St-Urbain
96 rue Fleury,
Montréal
514-504-7700
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Le dessert vedette du moment dans les
restaurants de Montréal est le beignet
roulé dans le sucre. Celui-ci était accompagné
de caramel au beurre salé. C'était
délicieux, sympathique comme tout, présenté
sur une petite plaque de pierre.
Aussi, un panacotta à la vanille et jus
de basilic, agrémenté de fruits compotés.
Le panacotta était tellement dur que la
cuillère avait du mal à entrer dans le joli
petit verre.
Dommage, encore une fois, ce fut un
sur deux!
Malgré ses désagréments culinaires,
je retournerais sûrement au St Urbain!
Le service
La jeune fille qui s'est
occupée de nous était une personne de
métier, ça se voyait, ça s'entendait, c'était
rassurant. Serviable, attentive à la
moindre demande de tous ses clients, elle
s'est acquittée de sa tâche à merveille.
D'ailleurs, c'était bien la seule qui avait
le sourire. On sentait de la tension, c'est
peut-être pour ça que j'ai trouvé l'ambiance
un peu froide…
Un sur deux!
Depuis quelques années, les jeunes cuisiniers du Québec ont une ambition bien marquée;
celle de voler de leurs propres ailes afin d'être propriétaire de leur restaurant. Dans la grande
majorité des cas (penser au Kitchen Galerie, L'Inconnu, chez Roger, Joe Beef, La Montée,
Duel, Tapéo, Les trois petits bouchons…) on se rend compte que le succès est là pour les
jeunes chefs de talent. Du succès, j'en souhaite aussi au jeune chef Marc-André Royal, car il
faut du courage pour se lancer en affaire par les temps qui courent!
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Coup de toqueQuelques petites améliorations
ici et là, et voilà un restaurant qui a un bel avenir!
Coup de torchonL'inscription du menu sur le grand tableau est pénible,
pourquoi ne pas proposer des petites ardoises d'école à chaque table?
Comme ça, on économise du papier et on va au bout du concept!
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