28 février 2009
Ferreira Café Quand le chat n’est pas là, les souris dansent!
On peut compter sur les doigts d’une seule main, les restaurants spécialisés qui proposent des poissons et des fruits de
mer de très grande qualité à Montréal. Le Café Ferreira fait partie de ce petit groupe. Le poisson y est l’attraction ultime
mais il vient de s’en ajouter une autre: Éric Gonzalez, le chef nouvellement arrivé au fourneau!
Décor
Décor radieux, chaleureux. De
superbes assiettes de couleur bleu azur
forment une fresque magique sur l’un des
murs. Il y a deux espaces dont un en hauteur
(palier) qui permet de voir les cuisiniers
à l’oeuvre derrière un espace vitré.
Le bar est vraiment joli et situe bien la
beauté et l’âme du Portugal.
Ambiance
Certainement un des restaurants les
plus achalandés et les plus courus de
Montréal. Attention! Le bruit et la
musique trop forte ne permettent pratiquement
pas la conversation!
J’ai mangé plusieurs fois au Ferreira et
jamais je n’avais entendu autant de bruit
que le soir de ma visite. On se serait cru
dans un supper club, c’était dément. Quand
le chat n’est pas là, les souris dansent!
Style de restaurant
Restaurant, café, bistro... Donnez-lui le
nom que vous voulez, le café Ferreira est
devenu, au fil du temps, une institution de
la restauration montréalaise. Magnifique
restaurant, cuisine faisant la part belle à la
mer. Produits de grande fraîcheur: le Portugal
à son meilleur.
Les prix sont de circonstance. Ce n’est pas
donné, treize dollars pour une tisane!
|
Cote des internautes
0/5
(Nbre de vote : 0)
|
Clientèle
Clientèle bien nantie, femmes et
hommes d’affaires, artistes, personnalités.
Restaurant pour voir et être vu.
Un établissement qui fait partie des
incontournables pour ceux qui souhaitent
faire des affaires, inviter leur patron ou
négocier un nouveau contrat.
Carte des vins
Assurément, la plus belle carte de vins
portugais au Québec. Non seulement les
meilleurs crus du Portugal sont présents,
mais le Porto n’est pas en reste puisqu’il
est le porte-drapeau du vignoble portugais.
La sélection est impressionnante.
Nous avons dégusté un verre de magnifique
pinot portugais, c’était une découverte
géniale.
Le repas
De délicieuses petites sardines fraîches,
parfaitement grillées, servies tièdes et en
filets, avec un peu de fleur de sel. Accompagnées
d’une délicate tapenade d’olives
et des petits croûtons au maïs.
Puis, un remarquable pétoncle géant,
magnifiquement caramélisé en surface,
bien translucide à l’intérieur (cuisson
idéale), oignons confits, pommes de terre
et fromage Serra comme une Tartiflette.
Vraiment génial. Le pétoncle manquait
toutefois un peu de chaleur. Thon juste
saisi et foie gras poêlé façon «Rossini»,
gratin de pâtes, béchamel à l’huile de
truffe et duxelles de chanterelles. Un plat
à la Ducasse, réalisé à la Gonzalez,
superbe! Morue charbonnière rôtie, risotto
carnaroli au safran façon paella, sauce
poulette. Le risotto était d’anthologie.
Joue de veau braisée à la manière des
mamies provençales. Écrasée de pommes
de terre au persil plat, réduction du jus de
braisage, savoureux à souhait.
|
|
Combien ça coûte
Comptez environ 100 $ par personne,
sans exagérer sur les vins.
Le quartier
Sur la commerçante rue Peel, entre
Maisonneuve et St-Catherine.
L’adresse
Ferreira Café 1446 rue Peel Montréal
Téléphone: 514-848-0988
|
|
|
Croquette de jarret de cochon et crevette
poêlée, réduction d’un jus de crustacés,
salade de chou rave et pommes sauce gribiche.
Une création signée Gonzalez qui
vaut à elle seule la visite. Les petites
pluches d’estragon ajoutées à la salade de
chou électrisent les papilles gustatives.
Voilà le signe d’une vraie réflexion créatrice,
bravo! Dessert savoureux et joliment
présenté. Particulièrement éclatant,
le gâteau au chocolat onctueux!
Le service
Un festival d’erreurs! Un accueil déplorable.
Pas de bonjour, pas de sourire, pas
de prise de manteau. Nous fûmes garrochés
avec une arrogance et un mépris
indigne d’un si bel établissement. Quand
le chat n’est pas là, les souris se moquent
pas mal du client. Après quelques
minutes, on m’a reconnu (ça arrive! Je ne
suis pas dupe) et l’on m’a proposé une
autre place. On a décidé de prendre mon
manteau resté sur la banquette sous mes
fesses. On a aussi offert l’apéritif. Bref, un
autre traitement.
Je ne demande jamais de traitement de
faveur, je veux juste être bien accueilli, au
même titre que n’importe quel client.
Carlos Ferreira, le propriétaire, n’était
pas là et ça paraissait.
|
Coup de toque La cuisine éclatante d’Éric Gonzalez.
Coup de torchonL’accueil déplorable!
|
|