20 septembre 2008
Ariel Éclatant!
Voilà un grand restaurant (en termes
de qualité) ainsi qu’un jeune chef
cuisinier qui utilise des produits de
grande fraîcheur et qui les apprête
de façon magistrale. Un restaurant
où le contenu est à la hauteur du
contenant.
Décor
Deux entités distinctes,
mais qui s’harmonisent avec douceur.
La salle à manger est aménagée avec des
banquettes de ton brun clair créant de
petits coins intimes. Le jardin d’hiver tout
en hauteur donne à longueur d’année une
bouffée d’air frais. C’est élégant, mais pas
pompeux. C’est aéré, mais intime en
même temps. Les chaises du jardin sont
recouvertes de velours (vieux rose magnifique).
Un décor réussi, j’aime beaucoup.
Ambiance
Très agréable. Il y a en ces
lieux une certaine douceur, une élégance
sage, une atmosphère détendue qui permet
de se sentir bien instantanément.
C’est comme si les clients arrivés sur place
avaient décidé que le temps s’arrêtait et
que le trépignement de l’existence laissait
place à la plénitude.
Style de restaurant
Ancien restaurant
Les Caprices de Nicolas, Ariel se
veut aujourd’hui un bistro raffiné. Malgré
cette volonté avouée de démocratiser son
passé, je me range du côté de Paul Bocuse,
qui affirme, non sans malice, qu’il
n’existe que deux cuisines, la bonne et la
mauvaise.
Eh bien, chers lecteurs, Ariel offre de la
très bonne cuisine, pas bistro, pas gastro,
de la cuisine de qualité.
Clientèle
Manifestement des
malins, puisque le restaurant, sans faire
de bruit, est occupé midi et soir. À l’heure
du lunch, on y offre une table d’hôte
(entrée et plat) à prix très intéressant. Le
soir, les petits groupes et les tête à tête y
sont légions. Un restaurant idéal pour les
gourmets gourmands.
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Cote des internautes
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Carte des vins
La carte des vins est
exceptionnelle. Il y a un vaste choix de
vins très bien sélectionnés. Je le mentionne
chaque fois que l’inverse se produit: il
faut présenter les bouteilles de vin à table
avant de servir le verre. C’est un geste de
courtoisie qui n’a pas été posé ici. Peut-être
un oubli?
Le repas
Tartelette de saumon fumé
au fenouil, julienne de Granny Smith, sauce
aux herbes fraîches. Une magnifique
entrée d’une grande délicatesse, une présentation
très soignée. Il y a beaucoup
d’intelligence dans la cuisine de Yasu Okasaki;
il ne force jamais les arômes, les
épices, mais offre beaucoup de contraste,
tout en douceur et en élégance.
Salade de betteraves rouges et blanches
avec une sauce onctueuse à l’orange, donnant
à la préparation un petit air de folie.
Cette salade de betteraves est surmontée
de fines tranches de canard séché et de
quelques feuilles d’aragula. C’était très
éclatant, délicieux.
Les plats principaux: le poisson du jour,
médaillons de lotte servis avec des raviolis
de courge (complètement dément!),
accompagnés d’une sauce savoureuse au
safran et de quelques asperges vertes à la
cuisson idéale (c’est très rare). Le chef
maîtrise admirablement bien les cuissons.
Pétoncles rôtis servis sur une purée de
chou-fleur d’anthologie… Une finesse
extrême, délicate comme une caresse.
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Combien ça coûte
82,40 $ pour deux avec deux verres
de vin, sans le service.
Le quartier
Légèrement à l’écart du brouhaha
du centre-ville.
L’adresse
Ariel
2072, rue Drummond
Montréal
514282-9790
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Puis, une demi-endive caramélisée, préalablement
cuite avec du jus d’orange et un
morceau de chou-fleur cuit à la seconde
près. Un petit jus à la mangue et aux
herbes ponctue cette magnifique et goûteuse
assiette. Pas besoin de vous dire que
les pétoncles étaient cuits à la perfection,
bravo! J’ai aussi été conquis par les
desserts, deux bijoux!
«Il n’y a que deux desserts ce midi», me
dit la serveuse. Confiant, je lui annonce
que nous prenons les deux. Bien
m’en a pris, puisque ceux-ci étaient
irréprochables.
Gâteau au fromage. Au moment où ma
cuillère entre en contact avec ma langue,
je ferme les yeux et je me dis que le travail
de chroniqueur, quand on vit des
moments comme ceux-là, est bien
agréable. Texture magique, des vrais
grains de vanille et un coulis de fraises
fraîches.
Aussi, gâteau au chocolat, glace au caramel
sublime, compote d’orange… Une préparation
magistrale pour 5 dollars.
Okasaki, Japonais d’origine, est un jeune
chef très doué, et ses compositions sont
lumineuses.
Le service
Service souriant et
charmant, quelques petits ratés ici et là,
mais la gentillesse compense largement.
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Coup de toqueRestaurant en haut de ma liste des meilleures tables de Montréal.
Coup de torchonÀ part la présentation des vins au verre, tout est parfait!
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