Patrick Désy

Chronique de Patrick Désy

Différences entre journalistes, chroniqueurs et sommeliers

Différences entre journalistes, chroniqueurs et sommeliers

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Patrick Désy

Dernière mise à jour: 22-02-2013 | 12h02

INTRO

 

 

Différences entre journalistes, chroniqueurs et sommeliers

Il y a eu plusieurs discussions cette semaine, en marge d’un débat qui fait des petits sur la twittosphère et autres blogues à l’égard des différences entre journalistes, chroniqueurs et sommeliers. Le journaliste Marc-André Gagnon du site internet de Vin Québec résume bien les nuances à apporter lorsque vous consultez un reportage sur le vin. La ligne est souvent mince entre les trois, même si, souvent, la passion transcende chacun d’eux.

Au final, assurez-vous que le propos est indépendant et nuancé, en plus de s’appuyer sur un savoir et des expériences valides et vérifiables. La réunion de tels ingrédients est essentielle si l’on veut pousser le lecteur vers une compréhension et une réflexion éclairée.

Ouf ! Heureusement, il y a le vin pour rendre tout ça plus digeste! En voici d’ailleurs quelques-uns à ne pas manquer:

 

Du soleil

Château la Tour de l'Évêque Côtes Provence 2011
(19,00$ – code SAQ: 440123)
La grande dame du Château Tour de l’Évêque, Régine Sumeire, sera au Québec à la mi-mars. Son domaine continue de produire des vins parmi les meilleurs de Provence, toutes couleurs confondues. La dernière mouture 2011 du rouge a donné un vin séveux et soyeux aux tanins souples et distinctifs. Belle allonge sur des notes de cerise noire, d’eucalyptus et d’olive. Un pur régal lorsque servi légèrement rafraîchi. .

* * *

 

 

 

 

 

 

Le Portuguais

 Vale do Bomfim Douro 2010
(15,95$ – code SAQ: 10838982)
Un rouge provenant de vignes situées à Do Bomfim, le cœur de Dow’s, l’un des cinq grands seigneurs du porto (les autres étant Noval, Taylor Fladgate, Fonseca et Warre’s). On oublie parfois que le Douro, ce n’est pas juste le porto et qu’on y produit aussi d’excellents vins secs. Robe rubis/violacée intense aux reflets prune. Nez de réglisse, de pruneaux et d’épices douces. Bouche structurée, presque stricte, mais le fruité mûr enrobe habilement le tout. Longueur moyenne, mais expressive. Prix d’ami.

* * ½

 

 

 

 

 

 

Le coup de coeur de la semaine

 Monasterio de Las Vinas Gran Reserva Carinena 2005
(18,80$ – code SAQ: 10359156)
¡Viva Espagña! Imaginez une douce chaleur de fin de journée d’été. Assis en terrasse avec, devant vous, quelques tapas, dont des tranches fines de jambon ibérique. Le contexte idéal pour ce rouge parfaitement à point! Généreux et corpulent, tout en restant soyeux alors que l’acidité lui donne de la franchise. Un registre olfactif de fruits secs qui gagne en définition pour s’affirmer sur des tonalités d’anis, de fumée et de prune chaude. D’assez bonne densité, il offre un fruité confit aux accents de viande et de réglisse. Dégusté sur plus de 5 jours, le vin m’a impressionné par sa tenue qui a peu fléchi. Préférable de le passer en carafe une trentaine de minutes avant le service.

* * *

 

 

 

 

 

 

Plus chic

Les Sources du Château de la Rivière Fronsac 2010
(19,90$ – code SAQ: 11546367)
Même si elle a beaucoup progressé au plan qualitatif, Fronsac reste une appellation qui a du mal à se sortir de l’ombre de ses illustres voisins libournais que sont Saint-Émilion et Pomerol. Le beau côté de la chose, c’est qu’on y trouve parmi les meilleures affaires à Bordeaux! C’est le cas du Château de la Rivière, un cru qui vieillit bien et se vend un peu plus de 30$. On trouve actuellement le 2005, un grand millésime, un peu partout Québec. Les Sources se trouve à être le second vin du domaine. Lui aussi issu d’un autre grand millésime qu’est 2010, il montre une matière croquante, soyeuse et de la tenue. Gourmand et chic à la fois.

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La folie

Château Grenouilles Chablis Grand Cru 2008
(84,25$ – code SAQ: 11433223)
La Chablisienne, propriétaire du célèbre Château Grenouilles, est l’une des coopératives le plus qualitatives du monde vinicole. Par ses hommes, bien sûr, mais surtout pas ses terroirs. C’est le cas de Grenouilles, le plus petit des sept grands crus de Chablis. Ayant eu la chance de déguster côtes à côtes les millésimes 2006, 2008, 2009 et 2010, c’est le 2008 qui s’est le plus illustré. Déjà bien ouvert et raffiné sur des notes florales, d’abricot, de coquillage et d’iode. Bouche généreuse et précise montrant volume et tension, le tout dans une harmonie parfaite. Superbe finale sur des notes de pierres chaudes et de pêche blanche. Une pure merveille qu’on pourra ouvrir dès maintenant, mais qui pourra se conserver encore une bonne dizaine d’années sans problème.

* * * *, voire * * * *  ½



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